La police précise dans un communiqué que l’enquête, ouverte l’an dernier dans le cadre de l’opération « Horus », a permis d’établir que les membres du réseau utilisaient des drones à voilure fixe pour faire traverser le détroit de Gibraltar à des cargaisons de haschisch et de cocaïne, depuis le Maroc vers l’Espagne. Une fois sur le territoire espagnol, la drogue était dissimulée dans des véhicules équipés de compartiments secrets sophistiqués, avant d’être acheminée jusqu’à Vitoria, au Pays basque. Elle y était ensuite remise à des réseaux criminels français spécialisés dans le trafic de stupéfiants, selon la même source.
Au cours des investigations, les forces de sécurité ont saisi l’un des drones utilisés pour ces opérations de contrebande. Équipé de quatre moteurs et capable de transporter jusqu’à 20 kilos de marchandise, l’appareil pouvait relier le Maroc à l’Espagne en quelques minutes, à une vitesse dépassant les 100 km/h. L’opération a conduit à cinq perquisitions menées simultanément à Algésiras et à Vitoria, et à l’interpellation de huit suspects. Les enquêteurs ont également saisi 40 kilos de haschisch, deux kilos de cocaïne, deux véhicules utilisés pour le transport de la drogue, ainsi que 14 000 euros en espèces.
En France, les investigations menées par la cellule d’enquête de Lille, en coordination avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) au Maroc, ont permis de démanteler un réseau international de trafic de drogue. Deux suspects ont été interpellés et 2 692 kilogrammes de stupéfiants, principalement de la résine de cannabis, ont été saisis.
Selon un communiqué du ministère français de l’Intérieur, le parquet de Lille a mis fin, le 13 avril 2026, un réseau soupçonné d’organiser l’acheminement de cannabis entre le Maroc et la France, par voies maritime et terrestre, notamment vers la région lilloise. Une enquête préliminaire avait alors été ouverte pour des faits présumés d’importation, de transport, de détention et de distribution de stupéfiants en bande organisée.
Menées en coordination avec les services de sécurité marocains, les investigations ont débouché, le 24 mai, sur une opération judiciaire et sécuritaire déclenchée simultanément sur quatre sites en France. Elle a mobilisé les enquêteurs lillois, épaulés par des unités de la gendarmerie française ainsi que par une unité d’intervention.
L’opération a permis la saisie de 2 692 kilogrammes de stupéfiants dissimulés dans un véhicule, peu après son arrivée au port français de Sète. Le conducteur, ainsi qu’un second individu soupçonné d’assurer la logistique du réseau, ont été interpellés puis placés en garde à vue. Lors de la perquisition menée au domicile du deuxième suspect, en Île-de-France, les enquêteurs ont également saisi 34 000 euros en espèces ainsi qu’un véhicule. Les autorités ont confirmé qu’une partie de la cargaison était destinée à alimenter la région lilloise.
Jeudi, le parquet de Lille a ouvert une information judiciaire dans cette affaire. Les deux suspects ont été mis en examen par le juge d’instruction. L’un d’eux a été placé en détention provisoire, tandis que le second reste sous écrou provisoire dans l’attente d’une audience prévue le 2 juin.

