Le Maroc poursuit la structuration de son système d’information agricole à travers le déploiement progressif du Registre national agricole (RNA), un outil appelé à centraliser les données relatives aux exploitations à l’échelle nationale. Porté par le ministère de l’Agriculture, ce dispositif vise à organiser et fiabiliser les informations concernant les exploitants et leurs activités, afin de disposer d’une vision plus précise de la réalité agricole.
Ainsi, une mission d’assistance technique sera mobilisée afin de soutenir les structures impliquées dans la gestion du registre. L’intervention portera notamment sur l’accompagnement des points focaux chargés du traitement des demandes d’inscription des agriculteurs, ainsi que sur le renforcement des mécanismes de vérification et de validation des données collectées. L’objectif est d’assurer la cohérence et la qualité des informations intégrées dans la base nationale.
Conçu comme un outil structurant pour le secteur, le RNA doit constituer une base de données exhaustive sur les exploitations agricoles marocaines. En rassemblant des informations détaillées sur les exploitants, la consistance des exploitations et leur localisation, ce système permettra d’établir une cartographie précise de l’activité agricole à travers le territoire. Une telle base d’informations est considérée comme essentielle pour améliorer la connaissance du tissu agricole national. Elle doit également permettre aux autorités publiques de disposer d’outils d’analyse plus performants pour orienter les politiques agricoles et suivre l’évolution des exploitations dans différentes régions du pays.
Au-delà de la dimension statistique, le registre est appelé à jouer un rôle important dans l’amélioration de la gestion des programmes d’appui destinés aux agriculteurs. En disposant de données fiables et actualisées, les pouvoirs publics pourront affiner le ciblage des aides et des subventions, tout en facilitant l’identification des bénéficiaires et l’évaluation des dispositifs de soutien.
La mission d’assistance technique prévue dans ce cadre couvrira plusieurs volets opérationnels. Elle portera notamment sur la consolidation et la mise à jour des informations déjà collectées, leur classification selon des standards harmonisés, ainsi que l’appui aux équipes chargées de la gestion du registre. Ces actions doivent contribuer à améliorer les méthodes de collecte et de traitement des données.
Des enquêtes de terrain seront également menées afin de compléter les informations manquantes, en particulier celles relatives à la structure des exploitations et à leur implantation géographique. Ces investigations permettront d’enrichir la base de données et d’en renforcer la précision, notamment grâce à l’intégration d’éléments géoréférencés.
Le dispositif prévoit en outre l’identification de nouveaux producteurs susceptibles d’intégrer le registre. Cette démarche sera réalisée en coordination avec les organisations professionnelles agricoles et les interprofessions, à travers des enquêtes conduites auprès des agriculteurs souhaitant formaliser leur inscription.
Un mécanisme de contrôle qualité sera enfin mis en place pour vérifier l’exactitude et la cohérence des informations avant leur intégration définitive dans la base nationale. Les données seront ensuite enregistrées conformément aux normes techniques établies, notamment celles liées à l’utilisation des systèmes d’information géographique, tandis qu’un volet de transfert de compétences permettra aux structures locales de maîtriser durablement les outils de collecte et de gestion des données.
