Les bombardements d’artillerie israéliens ont également touché la région de Jabal al-Rafi’. De plus, un raid mené par un drone israélien a ciblé un terrain ouvert dans la localité de Braachit.
Dans un autre développement sur le terrain, une force ennemie a opéré une incursion en direction de la localité de Hadatha, où elle se positionne actuellement au centre du village, parallèlement à des tirs intermittents d’armes automatiques. En contrepartie, un survol de l’aviation de guerre a été enregistré dans le ciel du sud du Liban.
Les forces d’occupation ont également ouvert le feu en direction d’une voiture de type « Rapid » à la périphérie de la localité de Kfar Chouba, ce qui a entraîné l’impact de plusieurs tirs sur le véhicule. Dans le contexte de ces agressions, un autre drone a mené un raid sur la localité d’Al-Mansouri, après qu’un appareil en vol a largué une bombe sur le même site.
La question qui se pose à l’heure actuelle a trait à la prédisposition israélienne à s’aliéner son allié de tout temps, les Etats-Unis d’Amérique dont l’actuel chef, Donald Trump en l’occurrence, multiplie les appels à destination de Benjamin Netanyahu pour qu’il se retire du Liban.
Côté libanais, le président a déclaré mercredi que son pays suivait une approche indépendante dans les négations en cours, soulignant que tout règlement serait conclu par l’État libanais et non à ses dépens. « Les garanties que nous avons reçues, et ce sur quoi nous insistons, c’est que le Liban dispose d’une voie indépendante dans les négociations », a affirmé Joseph Aoun lors de la réception d’une délégation d’évêques maronites de la diaspora. Selon un communiqué de la présidence libanaise, il a ajouté que Beyrouth était « certainement favorable à un cessez-le-feu et à tout pays qui nous aide, y compris l’Iran ».
« L’État libanais mène les négociations et il est souverain dans sa prise de décision. Personne ne le remplace, et tout règlement passera par le Liban, et non à ses dépens », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran de « grande victoire » pour Téhéran, et de « moment charnière » pour le Liban. Dans un message télévisé, il a félicité « le peuple iranien, la résistance et les peuples (…) assoiffés d’indépendance et de liberté pour cette grande victoire », et appelé à en « tirer profit » au Liban pour « expulser Israël » du territoire du pays.
Israël mène une offensive au Liban depuis le 2 mars, qui a fait des milliers de morts et de blessés et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, selon les chiffres officiels.

