Une révision de l’accord sur les iles Chagos est à l’étude en raison des pressions américaines : c’est ce qu’a affirmé Andy Burnham, Premier ministre britannique, à l’issue de sa première rencontre à ce poste avec D. Trump.
A. Burhnam craignait par-dessus tout que sa première entrevue avec D. Trump se déroule mal : c’est donc avec soulagement que le nouveau Premier ministre britannique, qui a succédé à un Keir Starmer démissionnaire en juin dernier, est apparu devant les journalistes à l’issue de l’entretien mené à New York avec le président des États-Unis, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Pas d’incident majeur, mais une fois encore, une pression directe exercée sur le Royaume-Uni pour que le pays renonce à la restitution des îles Chagos, en tous cas selon les termes de l’accord de 2025, qualifié de « terrible » par D. Trump.
Après l’entretien, A. Burnham a donc indiqué qu’il fallait trouver un compromis entre les différentes parties. Interrogé sur la BBC, Wes Streeting, ministre de la Défense, a reconnu, lui, que « l’accord, dans sa forme actuelle, ne peut pas aller de l’avant sans le soutien des États-Unis ». L’accord de restitution prévoit un bail de 99 ans et un paiement annuel d’environ 120 millions d’euros pour maintenir dans l’archipel une base militaire anglo-américaine, à Diego Garcia, considérée par les États-Unis comme un élément crucial de leur présence militaire dans l’océan Indien.
L’archipel des Chagos est une ancienne colonie britannique. Dans les années 1960-1970, le Royaume-Uni en avait expulsé la population locale pour permettre l’installation d’une base sur l’île de Diego Garcia, aujourd’hui utilisée conjointement par Londres et Washington.
Depuis, Maurice a toujours revendiqué la souveraineté sur cet archipel, avec le soutien de plusieurs instances internationales.
A rappeler que le Premier ministre mauricien s’est entretenu par téléphone ce 21 septembre 2026 avec son homologue britannique, nommé à Downing Street en juillet. Cet échange intervient dans un contexte délicat pour l’accord conclu en mai 2025 entre Port-Louis et Londres. Le dossier reste notamment lié aux enjeux stratégiques autour de Diego Garcia et aux discussions avec les États-Unis. Le nouveau gouvernement britannique confirme sa volonté de rétrocéder les Chagos à Maurice. Annonce faite par A. Burnham lors d’un échange avec son homologue mauricien Navin Ramgoolam.
Lors de leur conversation téléphonique, A. Burnham a réaffirmé son engagement à « tout mettre en œuvre », avec les États-Unis, pour permettre la ratification de l’accord signé avec Maurice le 22 mai 2025.

