Les frappes saoudiennes avaient été effectuées par des avions de chasse F-15 et Typhoon, appareils qui avaient décollé des bases aériennes de Khamis Mushait et de Taïf, tandis que les tirs de missiles provenaient de Jizan, ajoute Sanaa. Ces frappes avaient fait des morts et des blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants, et avaient causé des dégâts et des destructions à de nombreuses infrastructures civiles, notamment des réseaux de communication, des écoles, des ponts et des routes.
Sanaa résiste à l’agression saoudienne. Les forces armées yéménites affrontent les forces soutenues par l’Arabie saoudite dans plusieurs gouvernorats, suite à des frappes préventives contre leurs concentrations de troupes. Elles ciblent également des installations stratégiques en territoire saoudien.
Dans ce climat hypertendu, Luqman Baras, gouverneur du Hadramaout, nommé par le gouvernement de Sanaa, a réitéré son appel à la population de la province à refuser de se laisser entraîner au service de « l’ennemi saoudien » et de se laisser perturber par ses combats. Il a affirmé que la guerre actuelle est menée contre « l’ennemi saoudien et ses supplétifs », soulignant que chacun doit prendre ses distances afin de ne pas devenir « du carburant pour les Saoudiens et leurs hommes de main ».
En s’adressant aux populations des provinces du sud et de l’est, ils les a rassuré en soulignant que les forces armées yéménites ne les ciblent pas, indiquant que leur objectif est de « repousser l’occupant saoudien et de faire face à ses supplétifs ».
Plusieurs fronts au Yémen sont le théâtre d’affrontements entre les forces armées yéménites et les forces soutenues par l’Arabie saoudite. Sanaa fait face à l’agression saoudienne et mène des frappes préventives contre les regroupements de troupes, tout en ciblant des installations stratégiques en territoire saoudien.

