Le WUC a précisé qu’Isa avait été arrêté par les services de l’immigration, détenu environ 15 heures, puis renvoyé en Allemagne avant de pouvoir assister à la conférence. Selon l’organisation, les autorités marocaines lui ont remis un avis du ministère de l’Intérieur et de la Direction générale de la sûreté nationale lui interdisant l’entrée sur le territoire.
Le WUC a qualifié cette expulsion de partie intégrante d’un phénomène plus vaste de « répression transnationale » visant les militants ouïghours. Il a exigé des autorités marocaines une explication de cette décision, en demandant si elle avait été influencée par la Chine, et a réclamé la suppression des dossiers à caractère politique. L’organisation a également appelé l’Allemagne, l’Union européenne, les Nations unies et les organisations de défense des droits humains à interpeller le Maroc sur cette affaire.

