Lors d’un entretien accordé mercredi à Washington, Y. Amrani a déclaré que les perturbations des flux énergétiques en provenance du Moyen-Orient, provoquées par la guerre avec l’Iran, avaient renforcé la pertinence stratégique du projet, qui vise à acheminer du gaz africain vers l’Europe. Il s’est abstenu de donner davantage de détails sur les discussions relatives au financement. Le diplomate a ajouté que ce gazoduc était « l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux actuellement en développement en Afrique ».
Par ailleurs, un porte-parole de l’Export-Import Bank des États-Unis a indiqué que l’institution avait tenu des discussions préliminaires au sujet du gazoduc atlantique africain. La Banque mondiale n’a fait aucun commentaire.
Les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ont signé, le 19 juillet, un accord intergouvernemental apportant un soutien officiel au projet de gazoduc de 6 800 kilomètres. Le gazoduc devrait avoir une capacité de 30 milliards de mètres cubes, dont la moitié serait destinée au Maroc, le reste devant être acheminé vers l’Europe. Le début des travaux est prévu en 2028, avec les premières livraisons de gaz attendues d’ici 2031, à condition que les engagements financiers soient obtenus.

