L’armée américaine a mené, mardi soir, une agression directe contre l’ouest de l’Iran, ciblant la ville de Dehloran dans la province d’Ilam. Selon l’agence IRNA, une unité de production d’eau minérale, située à proximité d’un village de la sous-préfecture de Musian, a été directement touchée par trois projectiles américains. Parallèlement, des bruits d’explosions ont retenti dans le sud du pays. L’agence Mehr a rapporté que des détonations ont été entendues sur les côtes de la province de Hormozgan, vraisemblablement causées par des échanges de tirs dans les eaux profondes du Golfe et de la mer d’Oman. Si la préfecture de Hormozgan a assuré qu’aucune victime n’était à déplorer à Bandar Abbas, Sirik et Jask, elle a confirmé que ces bruits sporadiques provenaient bien de la mer. En outre, des explosions ont également retenti dans la ville de Bampur (province de Sistan-et-Baloutchistan), ainsi que sur l’île de Hengam et au port de Bandar Abbas. La porte-parole du gouvernement iranien a indiqué que 30 civils sont tombés en martyrs lors des attaques américaines contre le sud du pays ces derniers jours.
Ces frappes s’inscrivent dans la continuité des déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé que les attaques contre l’Iran « se poursuivront jusqu’à ce que je dise que cela suffit ». Tout en prétendant que les capacités militaires iraniennes avaient reculé, le président américain a néanmoins reconnu que l’Iran « possède toujours la capacité de résister ». Par ailleurs, l’armée iranienne promet une riposte « décisive » à l’attaque de missiles américains qui a ciblé une caserne militaire dans la ville d’Iranshahr, dans le sud-est du pays, et qui a entraîné la mort de sept membres des forces terrestres et fait plusieurs blessés.
En réponse directe à ces hostilités — notamment le ciblage par l’armée américaine de plusieurs sites côtiers appartenant aux forces armées iraniennes mardi après-midi —, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclenché la troisième vague de l’opération « Nasr 2 ». Lors de cette phase offensive, le CGRI a ciblé avec succès des sites militaires américains. Au Bahreïn, les frappes ont permis de détruire de nombreux dépôts d’armes ainsi que des parties de navires et d’aéronefs ennemis dans la base Cheikh Issa. Au Koweït, le CGRI a visé la plateforme de déploiement des drones ennemis « MQ-9 », entraînant la destruction ou l’endommagement de plusieurs de ces appareils dans la base Ali Al Salem
Pour appuyer ces annonces, le CGRI a diffusé des images documentant le lancement de drones et de missiles balistiques « Kheibar Shekan » et « Zolfaghar » utilisés lors de cette troisième vague contre les bases américaines dans la région. Le CGRI a également partagé des images documentant les attaques de drones de la force navale du CGRI. Ce dernier a, dans une série de communiqués officiels, posé des lignes rouges claires et annoncé de nouvelles opérations d’envergure menées ce mercredi matin. Le CGRI a annoncé avoir frappé le centre « KJL », principal point d’approvisionnement et de soutien de l’armée américaine en Asie de l’Ouest situé au port Abdullah au Koweït. Cette frappe s’est accompagnée du ciblage de la base américaine d’Al-Azraq, en riposte directe aux agressions américaines lancées depuis le territoire jordanien. À cet égard, le CGRI a rappelé que « la terre sacrée de Jordanie demeure une terre de prophètes, et non une terre pour les occupants et les criminels internationaux ».
Ces opérations interviennent alors que l’armée américaine a déployé, durant la nuit dernière, ses forces dans l’océan Indien en prétendant contrôler le détroit d’Ormuz. Le CGRI a en outre souligné que « la sécurité des corridors économiques et des ressources énergétiques de la région doit être accessible à tous », avertissant que « tout ciblage de ces intérêts aura des répercussions sur l’ensemble de la région ». Affirmant que le châtiment de l’agresseur se poursuivra tant que les crimes américains persisteront, le CGRI a prévenu que toute récidive se heurterait à des ripostes encore plus sévères, martelant que « la poursuite des méfaits des États-Unis dans la région conduirait à l’arrêt total des exportations, empêchant l’exportation d’une seule goutte de pétrole et de gaz de la région », tout en soulignant que ces agressions américaines « ne feront que retarder la réouverture du détroit d’Ormuz ».
Le CGRI s’est par ailleurs adressé au peuple koweïtien, affirmant que Téhéran ne nourrit aucune hostilité à son égard, mais l’estime au contraire pour son honneur et sa noblesse. Il a souligné que l’opération n’est rien d’autre qu’une riposte aux crimes des États-Unis, rappelant que l’armée américaine a déclenché une guerre il y a plus de quatre mois après l’assassinat du dirigeant international, Sayed Ali Khamenei. Par conséquent, il a indiqué que « la source de nombreuses agressions dans cette guerre réside dans les bases des forces d’occupation américaines situées sur la terre sacrée du Koweït ». Comme il a exprimé sa confiance dans le fait que le peuple koweïtien ne ratera aucune occasion de « détruire les institutions américaines agressives et de libérer les terres islamiques des bases des occupants ». Évoquant les crimes américains, ils ont déclaré que l’armée américaine a tué et démembré 168 enfants et écoliers dans l’école de Minab, et que cette guerre se poursuit encore aujourd’hui. En conséquence, les Gardiens de la révolution ont affirmé que « la terre pure du Koweït ne doit pas être sous l’occupation de criminels qui ont tué, en deux ans, 70 000 Palestiniens, dont 20 000 enfants », ajoutant : « Ce que nous attendons de vous, ô peuple musulman et généreux, c’est l’expulsion des occupants de votre terre. »
Un autre message a été fait à destination du peuple jordanien. « Ô noble peuple jordanien, à l’aube de ce jour, alors que reprenaient les agressions de l’armée américaine — tueuse d’enfants — contre notre peuple, et en riposte aux crimes du Grand Satan dont la majeure partie est exécutée à partir des bases américaines sur le territoire jordanien, les moudjahidines de la Force aérospatiale des Gardiens de la révolution ont lancé une contre-offensive contre la base américaine d’Al-Azraq », signale le CGRI. Lequel rappelle que « cette attaque, menée lors de la sixième vague de l’opération « Nasr 2 » sous le slogan « Ya Allah, Ya Allah, Ya Allah », s’inscrit dans le cadre d’une riposte réciproque. Elle a permis de détruire des hangars d’avions de chasse F-15, F-16 et F-35, ainsi que d’anéantir plusieurs drones stratégiques américains de type MQ-9 stationnés sur cette base. »
Il a ajouté, en outre que « la terre sacrée de Jordanie est le berceau des prophètes, et non un lieu pour les occupants et les criminels internationaux. Ce que la nation islamique attend de vous, ô peuple noble et jaloux de sa dignité — vous qui, plus que tout autre peuple, avez été les témoins oculaires des crimes des USA et du régime sioniste contre la Palestine opprimée —, c’est que vous mettiez fin à la présence de l’armée du Grand Satan sur votre sol, et que vous ne permettiez pas que cette terre sacrée serve de tremplin à des attaques agressives contre les territoires des pays islamiques ou de moyen pour imposer une domination sur le peuple palestinien. Ne ratez aucune occasion de détruire les institutions américaines et d’expulser l’armée d’occupation américaine de Jordanie. »
Sur un autre plan, HFI Research and Studies a rapporté que le port de Fujairah aux Émirats arabes unis, l’un des centres de transport et d’approvisionnement de pétroliers les plus importants de la région, est devenu inopérant après que deux pétroliers géants (VLCC) ont été ciblés par des missiles iraniens, entraînant l’arrêt de son activité. Dans une vidéo publiée récemment, HFI a déclaré que si le port de Fujairah, principal port de transbordement de pétrole de navire à navire aux Émirats arabes unis, cessait ses activités, cela équivaudrait à fermer le détroit de Bab el-Mandeb au marché pétrolier. Selon HFR, la protection américaine n’a pas suffi aux Émirats arabes unis et que les 6 millions de barils de pétrole initialement prévus seront retirés du marché. Par ailleurs, le propriétaire de la société de logistique maritime Stolt Nielsen a déclaré au Wall Street Journal que les compagnies maritimes craignent que les conflits ne s’étendent au-delà du détroit d’Ormuz.

