L’armée israélienne a fermé mardi les portes de l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, dans la partie occupée de Jérusalem-Est, sous prétexte de mener des exercices militaires, selon des médias locaux. Selon l’agence de presse officielle palestinienne Wafa, citant des sources locales, les forces israéliennes avaient fermé toutes les entrées de la mosquée pendant que des exercices militaires étaient en cours.
Les autorités israéliennes n’ont pas immédiatement commenté cette fermeture. Cette dernière mesure intervient dans un contexte d’intensification des restrictions israéliennes sur le lieu saint.
Les Palestiniens affirment qu’Israël intensifie ses efforts visant à judaïser Jérusalem-Est occupée, y compris la mosquée Al-Aqsa, et à effacer son identité arabe et islamique. Comme ils considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État, conformément aux résolutions internationales qui ne reconnaissent pas l’occupation israélienne de la ville en 1967 ni son annexion ultérieure en 1980.
A signaler aussi que l’Ong Ahavat Gilad a reçu la promesse d’une subvention à hauteur de 1 million 300 000 dollars octroyée par le ministère israélien de la sécurité nationale, à la tête duquel se trouve le sinistre Itamar Ben Gvir… Cette organisation a pourtant été sanctionnée par plusieurs pays pour son soutien aux avant-postes illégaux de colons en Cisjordanie occupée.
Cette ONG a été visée le mois dernier par des sanctions de six pays : la France, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Des pays qui accusent l’ONG d’être liée à des avant-postes illégaux impliqués dans des violences contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée. Selon le Royaume-Uni, l’organisation aurait notamment servi de relais financier à destination de ces groupes de colons violents.
Avec une subvention de 1,3 million de dollars octroyée à cette organisation, le ministère israélien de la Sécurité nationale, affiche un objectif : réduire les incidents violents. Le financement, prévu pour dix-huit mois, pourrait être reconduit pour une même durée. Une justification contestable, alors que le week-end dernier encore, une vingtaine d’incidents impliquant des colons ont été recensés en Cisjordanie, dont des agressions contre des journalistes. En sus,I. Ben Gvir est connu pour ses positions expansionnistes du territoire d’Israël. C’est aussi lui qui, au printemps dernier, a porté un projet de loi pour la peine de mort, visant les Palestiniens au premier chef.
Depuis le 7 octobre 2023, plus de 1 100 Palestiniens ont été tués par des colons ou par l’armée israélienne en Cisjordanie occupée. Parmi eux, 237 mineurs. Aucun des auteurs de ces meurtres n’a été sanctionné.

