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L’épreuve de force entre Téhéran et Washington se perpétue : Tirs contre tirs et menaces contre menaces

by Perspectives Med
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L’épreuve de force entre Téhéran et Washington se perpétue : Tirs contre tirs et menaces contre menaces

S’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, Tammy Bruce, représentante adjointe des États-Unis auprès des Nations unies, a déclaré que Washington avait enregistré des avancées dans ses négociations avec l’Iran, tout en soulignant que la poursuite des discussions dépendait du respect, par Téhéran, de ses engagements. « Nous avons progressé dans nos discussions avec l’Iran grâce à la signature du mémorandum d’entente d’Islamabad », a-t-elle déclaré. « La voie diplomatique reste ouverte et demeure notre option privilégiée pour répondre aux préoccupations liées au programme nucléaire iranien. »

Ses déclarations interviennent après que le président américain a affirmé vendredi que l’Iran avait demandé à poursuivre les « discussions » avec Washington et que les États-Unis avaient accepté, tout en réitérant que le cessez-le-feu conclu le mois dernier entre les deux pays était « terminé ». « La République islamique d’Iran nous a demandé de poursuivre les « discussions ». Nous avons accepté, mais les États-Unis lui ont clairement indiqué, sans la moindre ambiguïté, que le cessez-le-feu est TERMINÉ ! », a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Tammy Bruce a indiqué que Washington espérait voir l’Iran se conformer de nouveau à ses engagements et participer sérieusement à des négociations en vue de parvenir à un accord définitif. « Nous espérons que l’Iran choisira de respecter à nouveau ses obligations et de s’engager sérieusement dans des discussions visant à conclure un accord final », a-t-elle ajouté. Elle a toutefois averti que la diplomatie ne pourrait aboutir si Téhéran continuait, selon elle, à manquer à ses « obligations fondamentales ».

« Si le dialogue reste possible, nous ne pouvons pas négocier tant que l’Iran se soustrait à ses obligations fondamentales », a-t-elle déclaré. « Les États-Unis sont prêts à demander des comptes à l’Iran pour tout acte allant à l’encontre de la paix et de la sécurité internationales. » La diplomate américaine a également prévenu que les États-Unis riposteraient à toute attaque visant des cibles civiles ou des navires commerciaux. « Si vous tirez sur des infrastructures civiles ou des navires, nous riposterons », a-t-elle affirmé.

À la mi-juin, l’Iran et les États-Unis avaient signé, sous médiation pakistanaise, un mémorandum d’entente destiné à mettre fin à leur conflit militaire et à ouvrir la voie à un accord de paix durable. Les deux pays ont néanmoins échangé de nouvelles attaques au cours des deux derniers jours, dans un contexte d’escalade déclenchée par des frappes iraniennes contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.

Les forces iraniennes ont lancé jeudi une série de frappes contre des infrastructures militaires américaines à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et en Jordanie, en représailles à une deuxième nuit consécutive d’attaques américaines.

Téhéran a averti vendredi qu’il riposterait à toute attaque visant ses infrastructures et qu’Israël devrait en assumer les conséquences, selon l’agence de presse Mehr. « Comme nous l’avons déjà annoncé, toute attaque contre nos infrastructures fera l’objet de représailles équivalentes », a déclaré Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale de l’Iran, dans un communiqué relayé par l’agence Mehr. Selon lui, Israël, qu’il accuse d’être à l’origine des récents actes hostiles, « ne sera pas à l’abri de la riposte ».

Mohammad Baqer Ghalibaf, président du Parlement et négociateur iranien en chef, a affirmé que la République islamique n’a jamais été partisane de la guerre, tout en soulignant qu’aucun conflit ni confrontation ne s’achèvera jamais par la capitulation de l’Iran, et que les options de désescalade ne signifient pas l’abandon de la dissuasion. Lors de sa rencontre avec Ahmad Mozani, président du Conseil représentatif du peuple indonésien, vendredi, M.B. Ghalibaf a expliqué que les États-Unis, l’entité sioniste et l’OTAN s’étaient bercés d’illusions avant la dernière guerre, croyant pouvoir contraindre l’Iran à capituler en quelques jours. Il a fait remarquer qu’ils « ont rapidement compris qu’ils n’atteindraient pas leurs objectifs, et le monde entier a été témoin de leur échec face à la volonté de l’Iran ». Revenant sur le déroulement des pourparlers politiques, il a abordé la nature des relations avec l’administration américaine. « J’ai clairement fait savoir au vice-président américain, lors des négociations, que nous ne vous faisons absolument pas confiance. » Et de souligner que Téhéran n’a jamais cessé de se préparer à défendre sa souveraineté et son territoire. « Si les Américains trahissent à tout moment l’accord conclu, nous sommes prêts à une défense globale. »

M.B. Ghalibaf a conclu en affirmant que la fin de la guerre est une priorité absolue pour tous les pays du monde, mais que chacun doit savoir et comprendre que ce conflit ne prendra jamais fin avec la capitulation de l’Iran.

De son côté, Mohammad Baqer Zolqadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a affirmé vendredi que les attaques et agressions militaires visant les infrastructures de la République islamique d’Iran ne resteraient pas impunies, assurant qu’elles susciteraient une riposte inévitable des forces armées. Il a insisté sur l’importance de la dissuasion et de la confrontation directe avec l’occupation israélienne et ses alliés dans la région, déclarant catégoriquement : « L’entité criminelle israélienne ne sera pas à l’abri de la riposte des forces armées iraniennes. »

Par ailleurs, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a vivement critiqué l’administration américaine et son président, ajoutant que « la figure la plus détestée au monde est exaspérée par la grandeur de l’épopée historique des peuples iranien et irakien. »

Jeudi soir, le député iranien Ali Asghar Nakhaei Rad a déclaré à la chaine satellitaire libanaise Al-Mayadeen que les États-Unis n’avaient pas la capacité de reprendre la guerre, affirmant que Washington reculerait si l’Iran répondait fermement aux attaques. Il a souligné que « si l’entité sioniste commettait une nouvelle erreur, la riposte iranienne serait plus forte et les frappes se concentreraient sur l’entité sioniste ». Il a conclu en déclarant que « si la guerre éclatait, ce serait une défaite historique pour les ennemis ».

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