Évoquant l’absence, au Maroc, de toute autorité comparable à celle du roi, Abdelilah Benkirane s’est arrogé le droit de critique les conseillers du Roi. « Je sais que Azoulay est originaire de cette ville et qu’il s’en soucie, mais cette ville n’appartient pas à Azoulay. C’est une ville de Dieu et du Maroc, et notre souverain est sa majesté le roi », a-t-il affirmé. « Nous avons un seul roi, qui assume ses responsabilités, et personne ne doit se cacher derrière le roi pour nous faire croire qu’il détient une quelconque autorité… Les Marocains disent qu’ils n’ont qu’un seul Roi, Mohammed VI. Quant aux autres, qu’il s’agisse d’Azoulay, de Fouad Ali El Himma ou de tout autre “énergumène”, pardonnez-moi, mais n’essayez pas de nous intimider », a-t-il cru bon d’ajouter dans son emphase.
Dans sa mise au point, A. Benkirane n’a nullement fait amende honorable. « Je soussigné, Abdelilah Benkirane, que je maintiens l’ensemble de ce que j’ai dit dans mon discours prononcé dans la ville d’Essaouira, à l’exception du mot “énergumène” que je retire et pour lequel je présente mes excuses », a-t-il assuré.

