Dans ce sens, la FAO prévoit que « certains groupes matures migrent vers l’Oriental et l’ouest de l’Algérie et y poursuivent leur reproduction en juillet ». Par ailleurs, « la plupart pourraient se déplacer vers le sud, en Mauritanie ou dans d’autres pays du Sahel, où une reproduction estivale devrait débuter ».
En mai dernier, les ailés s’étaient déjà formés au Maroc, « à mesure que la plupart des groupes et bandes larvaires réalisaient leur mue imaginale ». En juin, leur présence s’est renforcée. « Durant la première décade, des larves transiens éparses et en groupes, principalement au stade 5, et des jeunes ailés, ont été observés près de Guelmim (2859N/1003O) le long de la côte de Tiznit à Agadir (3025N/0935O), entre Foum El Hassan (2901N/0853O) et Foum Zguid (3005N/0652O), et dans une moindre mesure entre Merzouga (3105N/0401O) et Errachidia (3155N/0426O) », indique le bulletin.
Les prévisions soulignent que les groupes d’ailés immatures et les petits essaims pourraient se déplacer plus au sud, jusqu’en Mauritanie. Cet état des lieux correspond à une période critique du calendrier agricole dans le sud du Maroc, notamment dans les régions qui vivent principalement de la production de dattes. Les agriculteurs de la province d’Errachidia ont en effet exprimé, en juin dernier, leurs inquiétudes, face au retour des criquets pèlerins dans les oasis. Sur place, les exploitants ont misé sur la campagne en cours pour couvrir les dégâts des années de sécheresse. Ils redoutent désormais l’impact des criquets pèlerins, ainsi que les conséquences économiques susceptibles d’en découler. La FAO note que « les prospections et les opérations de lutte devraient se poursuivre à un rythme soutenu ».

