Le département espagnol a révélé, peu après la clôture des dépôts, que le nombre total de demandes a largement dépassé les prévisions initiales du gouvernement, qui tablait sur 500 000 bénéficiaires de cette initiative.
Les Colombiens dominent avec 26% des demandes, suivis des Marocains avec 13,4%, puis des Vénézuéliens et Péruviens avec respectivement 11,7% et 8,8%. Ensemble, les ressortissants d’Amérique centrale et du Sud représentent 67% du total.
Géographiquement, la Catalogne, Madrid et Valence concentrent 54,8% des demandes, enregistrant respectivement 257 000, 220 000 et 167 000 dossiers. L’Andalousie en comptabilise environ 161 000.
Les données indiquent que 57% des demandeurs sont des hommes contre 43% de femmes, avec 81% ayant moins de 45 ans. Les 25-34 ans constituent 31,3% des demandes, suivis des 35-44 ans (21,6%) et des 16-24 ans (17%). Les moins de 16 ans représentent 11,1% des demandes.
À ce jour, les autorités espagnoles ont traité 11 000 dossiers sans préciser le nombre de demandes acceptées ou rejetées. Simultanément, environ 608 000 dossiers — soit près de 52% — sont en cours d’examen. L’acceptation pour examen octroie une autorisation temporaire de séjour et de travail.
Pour gérer cet afflux, le ministère a mobilisé des ressources supplémentaires, notant que 83% des demandes ont été soumises en ligne, tandis que 197 102 dossiers, soit 16,8%, ont été déposés en personne via les bureaux de poste, les services de la Sécurité sociale et les offices des étrangers.

