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La majorité de B. Netanyahu se fissure : L’opposition israélienne monte dans un pays en proie au doute

by Perspectives Med
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La majorité de B. Netanyahu se fissure : L’opposition israélienne monte dans un pays en proie au doute

Selon les résultats du sondage, le total des sièges des partis opposés à Netanyahu s’élève à 67 sièges, contre seulement 53 sièges pour les partis de la coalition actuelle. Les résultats indiquent la supériorité du parti Likoud, qui obtient 23 sièges, suivi du parti Beyahad (Ensemble) dirigé par Naftali Bennett, qui recule à 16 sièges, tandis que le parti Israel Beytenou obtient 10 sièges. Le parti Les Démocrates et le parti Otzma Yehudit (Force juive) obtiennent chacun 9 sièges.

Sur le plan politique, le sondage a examiné les tendances du public israélien concernant l’accord en cours de négociation entre B. Netanyahu et les partis ‘Haredim’, qui prévoit un accord sur une date fixe pour les élections en échange de l’adoption de lois en faveur de ces partis. Ainsi, 52 % des personnes interrogées ont exprimé leur opposition à cet accord, tandis que 23 % l’ont soutenu, et 25 % ont répondu qu’elles ne savaient pas.

Concernant la personnalité la plus apte à diriger le camp de l’opposition lors des prochaines élections, 40 % des participants estiment que Gadi Eizenkot est le candidat le plus approprié, tandis que 16 % pensent que Naftali Bennett est le plus apte. En revanche, 27 % estiment qu’aucun d’eux ne convient pour cette mission, et 17 % ont répondu qu’ils ne savaient pas.

Il est à noter que le sondage a été réalisé le 24 juin 2026 par l’institut Kantar. Le nombre de personnes invitées à y participer s’élevait à 2 748, parmi lesquelles 553 hommes et femmes âgés de 18 ans et plus ont effectivement répondu. Le sondage a été mené via un échantillon électronique, avec une marge d’erreur de ±4,2 %, selon la chaîne israélienne Kan.

Plus tôt, un sondage de l’émission ‘Ulpan Shishi’ sur la Chaîne 12 israélienne avait montré que 59 % des personnes interrogées estiment que B. Netanyahu devrait se retirer de la vie politique et ne plus se présenter à aucun poste.

Milieu anxiogène

Par ailleurs, le Haaretz a révélé que la guerre lancée par Israël depuis octobre 2023 a créé une crise psychologique sans précédent au sein de l’armée israélienne, avec une augmentation des taux d’anxiété, de troubles du sommeil, de violence domestique, de troubles alimentaires et d’accidents de la route, et des avertissements selon lesquels ses répercussions affecteront la société israélienne pendant des années. Le journal israélien a mis en lumière le cas d’un soldat de réserve qui travaillait normalement avant la guerre, avant de perdre sa capacité de travail et de devenir sujet au suicide en raison de troubles psychologiques.

Nadav Firsh, directeur de l’association Yehalomi Krav qui traite les traumatismes psychologiques liés aux combats, a déclaré que ces cas « ne sont plus exceptionnels, mais sont devenus monnaie courante », soulignant qu’un nombre croissant de soldats souffrent de troubles similaires.

Le journal assure avoir, depuis le début de la guerre, recueilli de nombreux témoignages de personnes récemment traumatisées psychologiquement, soulignant que ce qui semble être des cas individuels reflète en réalité un phénomène répandu.

Selon le Haaretz, les données du ministère israélien de la Sécurité montrent une forte augmentation du nombre de blessés recevant un traitement, ce nombre passant d’environ 62 000 avant la guerre à 87 000, tandis que le nombre de personnes souffrant de traumatismes psychologiques a bondi d’environ 11.000 à 31.000.

Malgré cela, les experts estiment que les chiffres actuels ne reflètent pas l’ampleur réelle de la crise. Le journal cite la professeure Zahava Solomon, chercheuse spécialisée dans les traumatismes psychologiques, qui affirme que ce qui est visible aujourd’hui n’est que « la partie émergée de l’iceberg ». Elle explique que de nombreux effets psychologiques se manifestent après la fin des combats et prévient qu’un grand nombre de réservistes démobilisés pourraient devenir, à terme, des « bombes à retardement ».

Le journal souligne que les répercussions de la guerre ne se limitent plus aux militaires, mais s’étendent à de larges pans de la population israélienne, notamment les habitants des zones limitrophes de la bande de Gaza, les participants au festival « Nova », ainsi que les civils dont les maisons ont été bombardées, insistant sur le fait que l’extension du conflit a entraîné une augmentation du nombre de personnes psychologiquement affectées.

Selon les données de l’Institut national d’assurance, le nombre de civils reconnus comme ayant subi des blessures psychologiques à la suite des hostilités est passé de 6.412 à la veille du 7 octobre 2023 à plus de 69.000 cette semaine, dont environ 35 000 ont reçu une reconnaissance officielle d’handicaps psychologiques, ce qu’un responsable de l’institut a décrit comme une évolution qui « dépasse les scénarios les plus pessimistes ».

Le journal a souligné que les répercussions de la guerre s’étendent désormais aux réservistes et aux personnes qui ont subi des violences ou qui ont perdu des proches pendant la guerre.

Le professeur Yossi Levy-Pelz explique qu’Israël traverse un état de « choc collectif » qui affecte toute la société, sur fond d’épuisement psychologique croissant et de perte de confiance envers les dirigeants. Il a ajouté qu’ignorer cette crise ne fait qu’exacerber ses effets, notant que le nombre élevé de décès dus aux accidents de la route pendant les années de guerre pourrait être l’une des répercussions du syndrome de stress post-traumatique, en raison de la tendance des personnes qui en souffrent à conduire dangereusement.

Le journal a noté que les effets de la guerre s’étendaient à divers aspects de la vie, soulignant la hausse de l’anxiété et des troubles alimentaires chez les adolescents, ainsi qu’une augmentation de 65 % des cas de violence domestique pendant la première moitié de la guerre, tandis que des études ont montré un risque accru de violence au sein des familles où les deux conjoints servent dans la réserve.

On a également constaté une augmentation significative des troubles du sommeil, du pourcentage de personnes souffrant d’insomnie clinique passant de 5 % avant la guerre à 28 % fin 2025, ce que les spécialistes attribuent à l’état d’anxiété et d’incertitude persistant chez les Israéliens, dans un contexte de craintes constantes de nouvelles attaques.

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