Selon les Nations unies, A. Guterres doit rencontrer des hommes, des femmes et des enfants affectés par la violence et constater personnellement les défis humanitaires et sécuritaires auxquels est confronté le pays caribéen. Il s’agit de sa deuxième visite en Haïti depuis son déplacement à Port-au-Prince en juillet 2023.
Cette visite intervient alors que l’ONU a récemment fait état de plus de 2.300 morts depuis le début de l’année dans les violences liées aux groupes armés. Au cours de son séjour, le chef de l’ONU doit rencontrer les autorités haïtiennes ainsi que les responsables des mécanismes internationaux déployés dans le pays.
Dans les rues de Port-au-Prince, la visite suscite des réactions contrastées. Certains habitants estiment qu’elle ne permettra pas d’améliorer concrètement leur quotidien, marqué par l’insécurité et la crise humanitaire, tandis que d’autres y voient un signe de l’attention que la communauté internationale continue d’accorder à Haïti.
En septembre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, par une Force de répression des gangs (FRG) dotée d’un mandat renforcé et pouvant compter jusqu’à 5.500 policiers et militaires.

