Au cours de cette rencontre, qui s’est prolongée jusqu’à une heure tardive de la nuit, les deux parties ont échangé leurs points de vue concernant les derniers efforts et initiatives diplomatiques visant à empêcher l’escalade de la tension et à mettre fin à la guerre imposée par les États-Unis et l’occupation israélienne contre l’Iran. Les deux parties ont également examiné les moyens susceptibles de renforcer la paix, la stabilité et la sécurité dans la région de l’Asie de l’Ouest.
Vendredi, le commandant de l’armée pakistanaise est arrivé à Téhéran dans le cadre d’une médiation avec les États-Unis dans le but de mettre fin à la guerre et de résoudre les différends. Par ailleurs, certains responsables ont affirmé que la présence de l’émissaire pakistanais ne signifiait pas nécessairement l’inéluctabilité de la conclusion d’une entente sur le cadre initial, rapporte l’agence ISNA. « Ces visites s’inscrivent dans la continuité de ce même processus diplomatique », a commenté Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, selon Tasnim. « Nous ne pouvons pas dire que nous sommes nécessairement arrivés à une étape où l’accord est devenu proche », a-t-il ajouté précisant qu’« il y a une délégation qatarie qui mène des discussions avec le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi », mais que « le médiateur dans les négociations reste la partie pakistanaise ».
Par ailleurs, A. Araghchi a eu des entretiens téléphoniques distincts avec ses homologues turc, qatari et irakien, au cours desquels ils ont examiné les questions bilatérales et échangé leurs points de vue sur les derniers développements régionaux et internationaux, selon le ministère iranien des Affaires étrangères. Ces mouvements diplomatiques interviennent alors que les médiations régionales et internationales se poursuivent, parallèlement à l’examen par Washington d’options militaires au cas où la voie de la négociation butterait.
Vendredi, il a été annoncé une initiative conjointe entre la Chine et le Pakistan, que Mohammad Shehbaz Sharif, Premier ministre pakistanais, examinera lors d’une visite à Pékin aujourd’hui, au moment où A. Araghchi rencontrait le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsen Naqvi, pour étudier des propositions de résolution des différends.
L’agence Tasnim a rapporté, citant une source proche de l’équipe de négociation iranienne, que « les pourparlers et les consultations sur les points litigieux se poursuivent et qu’aucun accord définitif n’a encore été conclu ». La source a ajouté que « le médiateur pakistanais continue de faciliter les échanges et les discussions entre les deux parties, précisant que l’accent est mis actuellement sur la question de la fin de la guerre ». La source a également déclaré que « tant que la question de la fin de la guerre ne sera pas définitivement résolue, aucune négociation ne portera sur d’autres sujets ».
La source a indiqué que « des progrès ont été réalisés sur certains points par rapport aux discussions précédentes, mais que tant qu’une conclusion définitive n’aura pas été trouvée sur tous les points litigieux, aucun accord ne sera conclu ». Mais elle démenti les informations publiées par certains médias occidentaux concernant les détails de l’accord, les qualifiant d’« inexactes ».
Plus tôt , Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a déclaré que son pays avait réalisé certains progrès avec l’Iran, ajoutant : « Mais je ne veux pas exagérer. » Une source iranienne de haut rang a indiqué à Reuters « qu’aucun accord n’avait encore été conclu entre Washington et Téhéran, mais que les divergences s’étaient atténuées ». Elle a ajouté que « l’enrichissement d’uranium et le contrôle du détroit d’Ormuz par l’Iran demeuraient parmi les principaux points de désaccord ».

