Deux responsables syriens, ainsi que des habitants de la région, ont indiqué à Reuters que les tensions ont débuté lorsque les autorités ont cherché à arrêter un combattant ouzbek accusé d’avoir ouvert le feu dans la ville d’Idleb ; ce qui a poussé des combattants ouzbeks armés à organiser des manifestations pour réclamer sa libération. Le ministère syrien de l’Intérieur refusait de commenter à Reuters les faits.
Des sources locales et des responsables ont précisé que les forces de sécurité ont procédé à des arrestations de combattants ouzbeks ayant participé à la contestation dans plusieurs zones de la campagne d’Idleb, notamment dans les localités de Kefraya et d’Al-Foua. Des renforts et des convois militaires ont été déployés autour de ces deux localités, où des tirs sporadiques ont été entendus.
Le nombre exact de combattants ouzbeks arrêtés par les forces syriennes n’est pas encore clair. Une source de sécurité syrienne avait affirmé à « Reuters » l’année dernière qu’il y avait environ 1 500 combattants ouzbeks en Syrie, certains accompagnés de leurs familles.
