« À la lumière de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël », a rapporté l’agence de presse ANSA, citant des propos de G. Meloni lors d’un échange avec des journalistes dans la ville de Vérone, dans le nord-est du pays. La cheffe du gouvernement a souligné que les efforts internationaux devaient se poursuivre afin de faire avancer les négociations de paix, dans le but de stabiliser la situation en Iran et de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz. Elle a également appelé à la prudence concernant la question du gaz russe.
Rome se démarque de sa traditionnelle approche, sans pour autant s’aligner sur la position intransigeante de Madrid. A rappeler que Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol, a vivement critiqué mardi le gouvernement israélien, l’accusant de violer le droit international dans un contexte de tensions persistantes avec l’Iran. « Le droit international est aujourd’hui fondamentalement violé par un seul pays, qui est le gouvernement d’Israël », a-t-il encore affirmé lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping à Pékin. Il a par ailleurs rappelé que l’Espagne, dès le premier moment, a qualifié la guerre « initiée unilatéralement » par les États-Unis et Israël d’« erreur » et d’« illégalité ». Le chef du gouvernement espagnol a également souligné qu’à un moment où l’ordre international « est ouvertement remis en question », le monde doit revenir aux principes et aux fondamentaux. « Car c’est sur ces bases que se construisent l’avenir et la prospérité. C’est pourquoi l’Espagne se montre si ferme et si claire dans la défense du droit international », a-t-il ajouté.
Le président chinois a appelé mardi à renforcer la coopération avec l’Espagne afin de s’opposer à un retour de la « loi de la jungle » dans les relations internationales, dans un contexte de conflit persistant entre les États-Unis et l’Iran. Ces déclarations ont été faites lors de la rencontre entre Xi. J et lP. Sanchez à Pékin, selon l’agence de presse officielle Xinhua. « Le monde traverse aujourd’hui une période de turbulences, confronté à l’affrontement entre l’État de droit et la loi du plus fort », a déclaré Xi. J, appelant Madrid et Pékin à « défendre conjointement le véritable multilatéralisme ».
Les propos du dirigeant chinois, relayés par les médias d’État, ne mentionnent pas directement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Cependant, l’Espagne et la Chine, qui doivent toutes deux accueillir le président américain le mois prochain, ont dénoncé les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, les qualifiant d’« inacceptables » et d’« illégales ».
