Réalisée par l’Instance nationale d’évaluation auprès du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), sous la supervision de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’enquête indique que 89% des enseignants au collège considèrent que cet usage améliore les performances des élèves et 81% qu’il favorise la collaboration.
L’enquête, présentée par Hicham Ait Mansour, directeur de l’Instance nationale d’évaluation, souligne que 44% des enseignants au collège et 39% au primaire considèrent le numérique plutôt comme une source de distraction. Elle fait également état d’un usage limité de l’intelligence artificielle (IA), ne dépassant pas 26,5% chez les enseignants du collège et 28% chez ceux du primaire, des niveaux inférieurs à la moyenne de l’OCDE (36%) et à celle de TALIS (37%).
L’enquête met par ailleurs en évidence le caractère relativement jeune du corps enseignant au Maroc, avec un âge moyen ne dépassant pas 40 ans, féminisé au primaire (64%) et marqué par une forte présence de débutants dans les deux cycles (30%). Ce dynamisme, malgré son potentiel de renouvellement, révèle des tensions structurelles persistantes, avec une concentration des moins expérimentés dans les contextes scolaires fragiles. S’agissant du niveau académique, la part des titulaires d’une licence atteint 63% au collège et 62% au primaire, contre une moyenne TALIS de 48,5%.
Au niveau de la gouvernance scolaire, les données démontrent que 80% des enseignants au collège et 82% au primaire déclarent avoir la possibilité de participer aux décisions de leur établissement, des niveaux proches des moyennes internationales. Les relations entre enseignants et élèves sont jugées positives, près de neuf sur dix déclarant entretenir de bonnes relations avec les apprenants. Plus, 78% des enseignants au collège et 71% au primaire ont choisi l’enseignement comme premier choix, des taux supérieurs à la moyenne internationale. Le plaisir d’enseigner dépasse 90% dans les deux cycles. Environ 75% au collège et 72% au primaire apprécient les défis du métier.
