Selon un communiqué publié à l’issue de la première réunion trimestrielle de 2026 de son Conseil, de dernier a assuré continuer de suivre de près la conjoncture interne et externe, en particulier les développements au Moyen-Orient ainsi que leurs conséquences sur l’activité économique et l’inflation, et de fonder ses décisions, réunion par réunion, sur la base des données les plus actualisées.
Au niveau national, cette guerre ne serait pas sans conséquence à travers notamment les canaux des comptes extérieurs et en particulier les cours de l’énergie. Selon les évaluations préliminaires de Bank Al-Maghrib, l’impact serait relativement contenu dans le scénario retenu d’un conflit de courte durée, mais pourrait s’avérer plus marqué dans le cas contraire.
Cela étant, la forte dynamique des secteurs non agricoles, tirée par l’investissement dans les infrastructures économiques et sociales, devrait se poursuivre et la production agricole connaitrait un rebond notable à la faveur des conditions climatiques exceptionnelles qui ont prévalu au cours des derniers mois.
S’agissant de l’inflation, elle a évolué à des niveaux bas, en lien avec l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires et le repli des prix des carburants, fait savoir la même source. Elle ressortirait quasi stable d’une année à l’autre à 0,8% en 2026, puis atteindrait 1,4% en 2027.
Par ailleurs, le déficit budgétaire, hors produit de cession des participations de l’État, devrait, selon les projections de la Banque centrale, poursuivre sa trajectoire baissière, revenant de 3,6% du PIB en 2025 à 3,5% cette année puis à 3,4% en 2027.
Croissance projetée à 5,6%
En termes de croissance de l’économie nationale qui aurait connu une nette amélioration à 4,8% en 2025, elle devrait se situer à 5,6% en 2026, avant de ralentir à 3,5% en 2027, selon les projections de BAM.
Au niveau national, les conditions climatiques très favorables ayant prévalu cette année devraient se traduire par une nette hausse de la production agricole, indique BAM dans un communiqué publié à l’issue de la première réunion trimestrielle de 2026 de son Conseil.
La récolte des trois principales céréales atteindrait, selon les estimations de la Banque centrale basées sur une superficie emblavée de 3,9 millions d’hectares, 82 millions de quintaux.
Dans ces conditions, BAM table, après une progression qui aurait atteint 5% en 2025, sur un rebond de la valeur ajoutée agricole de 14,4% en 2026, suivi d’un recul de 5,3% en 2027 sous l’hypothèse d’un retour à une campagne céréalière moyenne.
En regard, à la faveur notamment de la dynamique de l’investissement dans les infrastructures économiques et sociales, la croissance des activités non agricoles resterait robuste, oscillant autour de 4,5%.
