Les autorités de Tanger ont décidé d’interdire la manifestation prévue par le Front marocain de soutien à la Palestine et d’opposition à la normalisation, organisée en solidarité avec l’Iran, cible d’attaques des États-Unis et d’Israël depuis samedi.
Des médias locaux ont diffusé le contenu de la décision, précisant que les autorités ont «interdit formellement l’organisation d’une manifestation ou d’une marche le samedi 28 février 2026, à 21 heures, sur la place Iberia, par le groupe dénommé Front marocain de soutien à la Palestine et d’opposition à la normalisation».
Il a été clairement indiqué que toute infraction à cette interdiction exposerait les organisateurs à des sanctions conformément aux lois en vigueur.
Le jour même, devant le Parlement, le Groupe de travail pour la Palestine, a tenté d’organiser une manifestation, comme annoncé auparavant, afin de « dénoncer l’agression américano-sioniste, réaffirmer l’engagement en faveur de la Palestine, défendre les sanctuaires et rejeter toute forme d’hégémonie et de néocolonialisme ». Mais le déploiement impressionnant des forces de l’ordre a empêché les manifestants de s’organiser.
Par ailleurs, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a exprimé sa « grave inquiétude » face aux événements préoccupants au Moyen-Orient. Le parti a vivement dénoncé « l’attaque militaire américano-israélienne contre le peuple iranien », qualifiée d’« acte d’agression inacceptable ».
Cette attaque représente, lit-on dans un communiqué ad hoc, « un tournant dangereux et une escalade dans la région », qui va à l’encontre des « récentes aspirations de paix visant à faire aboutir les négociations entre l’Amérique et l’Iran ».
Par ailleurs, le parti a exprimé « une grande préoccupation et une profonde consternation » concernant les réactions iraniennes à cette agression, qui risquent d’entraîner une expansion des opérations militaires dans les pays arabes voisins.
La Fédération de la gauche démocratique (FGD) a déclaré, pour sa part, suivre « avec une profonde inquiétude l’escalade dangereuse menée par les forces de l’impérialisme mondial, incarnées par les États-Unis d’Amérique et l’entité occupante sioniste, à travers des agressions flagrantes et condamnables contre la souveraineté de l’Iran ».
Le parti a qualifié l’attaque israélo-américaine de « nouveau maillon dans la chaîne du terrorisme organisé exercé par l’impérialisme et son allié sioniste pour déstabiliser la région, contrôler le destin politique, économique, social et culturel de ses peuples, et piller leurs richesses ». El lancé un appel aux «régimes et pays arabes pour qu’ils se réveillent de leur torpeur d’asservissement à l’étranger, et pour démanteler toutes les bases militaires américaines et étrangères ».
De son côté, la Commission marocaine pour le soutien des causes de la nation, affiliée à la Jemaa Justice et Bienfaisance, a exprimé « sa plus forte condamnation de cette agression brutale », la qualifiant de « dangereuse escalade menaçant la sécurité et la stabilité de la région, portant atteinte à la souveraineté d’un État membre des Nations Unies, et constituant une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations Unies ».
La commission a souligné que « cette attaque et ce ciblage s’inscrivent dans un contexte plus large servant le projet sioniste dans la région, basé sur la domination, l’expansion et l’imposition d’un fait accompli par la force, tout en enterrant la cause palestinienne ».
