Home MondeAsieAsie OccidentaleLibanT. Barrak encourage Tel-Aviv à « couper la tête des serpents » : Beyrouth ne se fait plus de doute sur le rôle US pernicieux

T. Barrak encourage Tel-Aviv à « couper la tête des serpents » : Beyrouth ne se fait plus de doute sur le rôle US pernicieux

by Perspectives Med
0 comments
T. Barrak encourage Tel-Aviv à « couper la tête des serpents » : Beyrouth ne se fait plus de doute sur le rôle US pernicieux

Des sources bien informées, citées par le quotidien libanais Al-Akhbar ont rapporté que « les accusations de Barrack contre l’État libanais ouvrent la voie à une frappe israélienne inévitable », d’autant plus qu’elles concordent avec celles des responsables israéliens et avec les fuites parvenues au commandement de l’armée suite à la récente réunion du Comité du Mécanisme, à laquelle participait Morgan Ortagus, envoyé spécial adjoint du président américain pour le Moyen-Orient, suggérant un « insatisfaction américaine quant à la performance de l’armée ».

 Les déclarations de l’envoyé américain ont suscité l’émoi dans les milieux politiques d’autant plus qu’elles contredisaient totalement l’impression que certains responsables partageaient quant à la position précédente de T. Barrack. Ce dernier avait indiqué qu’il privilégiait le dialogue à l’usage de la force contre le Hezbollah.

Selon certaines sources, il existe également une unanimité au sein des milieux politiques sur le fait que « les envoyés américains sont très éloignés de la diplomatie et, pour la première fois, les responsables libanais ont été témoins d’un tel niveau de mensonges et de non-respect des accords, comme ce fut le cas avec T. Barrack, qui s’était engagé auprès du président de l’Assemblée, Nabih Berri, à obtenir des concessions d’Israël progressivement, avant de revenir sur sa promesse. »

Les sources ont révélé qu’un responsable de l’ONU a transmis de Tel-Aviv à Beyrouth, que les priorités d’Israël étaient concentrées actuellement sur Gaza, la Cisjordanie, la Syrie et le Yémen. Selon lui, Israël ne considérait pas la question libanaise comme urgente, ni n’envisageait d’opération militaire. Cela a donné aux autorités libanaises le sentiment d’avoir bénéficié d’un délai de grâce et d’avoir dépassé le stade du danger. Or, les politiciens libanais ont ensuite été surpris par cette position américaine intransigeante, à la veille de la présentation par l’armée libanaise du rapport mensuel requis sur l’avancement de la mise en œuvre de la première phase du plan de désarmement du Hezbollah.

Les déclarations de T. Barrack sont intervenues après une série de consultations au sein de l’équipe travaillant aux côtés du président américain. Les contacts libanais avec l’émissaire US ont rapporté qu’il était « soumis à une campagne de critiques virulentes de la part de parties américaines partageant le point de vue israélien, le tenant pour responsable de son manque de fermeté envers les autorités libanaises ». Ces parties l’auraient accusé « d’encourager les responsables libanais aux tergiversations ».

Al-Akhbar ajoute que les mêmes sources  ont rapporté que T. Barrack a confié à des personnalités rencontrées en marge des réunions de New York qu’il était « très préoccupé et craignait sérieusement le retour de la guerre israélienne au Liban, et qu’il avait été contraint de dire ce qu’il a dit dans sa dernière interview pour manifester la position officielle de son pays, et pour faire comprendre aux responsables libanais qu’Israël était sérieux dans son programme non seulement de désarmer le Hezbollah par la force, mais aussi de faire payer à l’État libanais le prix de n’avoir pas joué le rôle qui lui a était imposé ».

À l’occasion de la première commémoration de l’agression israélienne contre le Liban, le président du Parlement a tenu à rendre hommage aux martyrs et à saluer le courage dont font les habitants de tous les villages du Sud, de la Bekaa, des banlieues, de la capitale Beyrouth, du Nord et des montagnes. Tout en dénonçant la barbarie sioniste persistante, il a renouvelé l’engagement envers « l’accord de cessez-le-feu, auquel le Liban – son président, son gouvernement et sa résistance – s’est engagé dès ses premiers instants de mise en œuvre, le 27 novembre ». Comme il a déclaré attendre « une position officielle libanaise, qui doit être prise sans délai, concernant la description faite par l’envoyé américain du gouvernement, de l’armée et de la résistance libanaises. « Cette description est inacceptable dans sa forme et contenu, et contredit même ses déclarations précédentes ». Dès lors, a-t-il choisi de préciser, « nous affirmons que l’armée, le peuple libanais, y compris les commandants, les officiers, les sous-officiers et les soldats, sont nos fils. Ils sont le pari sur lequel nous plaçons tous nos espoirs et aspirations pour défendre notre terre et notre souveraineté, et préserver notre paix civile face à toute agression visant le Liban. L’armée ne sera jamais un garde-frontière pour Israël. Ses armes ne sont pas des armes de sédition, et sa mission est sacrée : protéger le Liban et les Libanais. »

Lors d’une interview avec Sky News, T. Barrack avait critiqué le gouvernement libanais sur la question du désarmement du Hezbollah. Selon lui, « tout ce que fait le Liban concernant le Hezbollah se limite à des paroles, sans aucune mesure concrète ». Il a aussi insisté que l’armée libanaise est la seule force sur le terrain pour désarmer le Hezbollah. « Nous n’armons pas l’armée libanaise pour combattre Israël et nous ne voulons pas l’armer pour combattre ses propres fils c’est-à-dire le Hezbollah mais le Hezbollah est notre ennemi tout comme l’Iran et il faut arrêter son financement c’est la seule façon d’arrêter le Hezbollah », a-t-il dit aussi.

You may also like

Adblock Detected

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.