La formation d’opposition vient de présenter sa vision pour la refonte du système électoral. A travers un mémorandum détaillé transmis au ministère de l’Intérieur, le MP plaide pour une réforme pragmatique qui conjugue souplesse réglementaire, transparence et adaptation aux nouvelles technologies.
Parmi ses propositions phares, le parti appelle à lever les restrictions entourant l’utilisation du drapeau et de l’hymne national lors des campagnes électorales. Le parti souhaite également que la publication des photos individuelles des candidats de liste ne fasse l’objet d’aucune sanction, à condition de préciser leur qualité et leur rang.
En outre, le parti suggère de supprimer les emplacements obligatoires pour l’affichage des affiches et tracts électoraux, jugés coûteux et dépassés face aux multiples canaux de communication actuels.
Sur le plan du dépouillement et du suivi des résultats, le MP insiste sur l’instauration d’un procès-verbal unique et standardisé pour tous les bureaux de vote et commissions. Le parti réclame aussi la remise immédiate de ces documents aux représentants des candidats, assortie de sanctions sévères en cas de manquement. Il propose par ailleurs que les mandataires de listes puissent obtenir une copie des PV auprès des autorités locales, et non plus seulement les consulter.
S’agissant de la modernisation du processus électoral, le MP suggère la mise en place de plateformes numériques régionales destinées aux commissions de dépouillement afin de centraliser rapidement les résultats et renforcer la transparence. A moyen terme, il prône la numérisation des procès-verbaux et l’introduction progressive du vote électronique, perçu comme un levier de participation, notamment auprès des jeunes, des Marocains résidant à l’étranger et de la classe moyenne.
Concernant le mode de scrutin, le parti défend le maintien du système actuel et du quotient électoral calculé sur la base du nombre d’inscrits, au nom de la pluralité politique, de l’équilibre institutionnel et du renforcement du rôle du Parlement.
Sur le volet financier, le MP propose que les partis bénéficient d’une avance forfaitaire de l’aide publique trois mois avant le dépôt des candidatures, tandis que le reste des fonds serait distribué uniquement en fonction du nombre de voix obtenues. Il appelle également à distinguer l’aide liée aux campagnes électorales de celle dédiée aux missions d’encadrement, de formation et d’organisation. Enfin, il souhaite que les subventions pour les congrès nationaux et pour les études et recherches ne soient plus conditionnées par les résultats électoraux.
