Ainsi, Sabri Boukadoum, ambassadeur algérien à Washington, a rencontré Jimmy Panetta, député démocrate co-auteur de l’initiative législative avec Jimmy Wilson, élu républicain.
« Nous avons rencontré l’ambassadeur d’Algérie pour discuter des relations américano-algériennes, de la sécurité régionale et des organisations terroristes transnationales en Afrique. Nous apprécions ce dialogue et sommes impatients de poursuivre ces échanges pour renforcer notre compréhension mutuelle et notre sécurité », a déclaré J. Panneta sur la plateforme X.
Cette démarche officielle de l’Algérie sur laquelle on communique peu fait suite à une lettre envoyée par The Global Monitoring Center, organisation US pro-Polisario, à Charles E. Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat. Dans cette missive, l’ONG a exprimé sa « préoccupation face aux informations et allégations inexactes diffusées par le lobby marocain aux États-Unis, ainsi que les tentatives d’associer le Front Polisario au terrorisme et aux groupes extrémistes ». John Bolton qui s’agite dans la galaxie trumpienne a également soutenu cette position dans plusieurs articles publiés dans des médias américains et espagnols.
La guerre larvée entre Rabat et Alger n’épargne aucun domaine. Sur le sol américain, le financement des lobbyistes de part et d’autre atteint des sommets et se fait au détriment de l’éthique dont se drape l’Algérie « révolutionnaire ». En effet, c’est vers BGR Group, cabinet pro-israélien, que les pétrodollars algériens ont été canalisés en 2024 pour réduire l’empreinte du Maroc sur la scène politico-diplomatique US.
