Home MarocDiplomatieDossier saharien : La visite de J. Zuma à Rabat donne l’urticaire aux Algériens. Des émissaires diligentés à Pretoria 

Dossier saharien : La visite de J. Zuma à Rabat donne l’urticaire aux Algériens. Des émissaires diligentés à Pretoria 

by Perspectives Med
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La visite de J. Zuma à Rabat donne l’urticaire aux Algériens

Pour tenter de rattraper le coup, des émissaires algériens ont été dépêchés à Pretoria pour tenter d’obtenir des assurances quant à la solidité de leur allié dans la guerre déclarée au Maroc depuis 2004, lorsque l’Afrique du Sud a choisi de jouer pleinement la carte algérienne en reconnaissant la fantomatique RASD. Surtout que le système algérien qui dispose de relais au sein de l’ANC craint que les tensions qui affectent la coalition au pouvoir ne fragilisent l’édifice jusque-là tenu par Cyril Ramaphosa. 

L’Alliance démocratique (AD représentant la minorité blanche) n’a pas hésité à déposer plainte contre deux ministres de l’ANC , rendant la cohabitation difficile au sein d’un gouvernement de coalition. Ceci est d’autant plus vrai que la guerre semble ouverte entre les forces coalisée depuis que le président C. Ramaphosa a sanctionné Andrew Whitfield, ministre du Commerce, membre de l’AD, pour « un déplacement non autorisé à l’étranger », poussant le parti du ministre banni à boycotter le « dialogue national » initié par le chef de l’État. Des élections anticipées pourraient changer la donne à Pretoria et fragiliser davantage l’ANC qui, en dépit de ses scores politiques, n’en finit pas de trainer des casseroles dans son sillage. Les affaires de corruption sont légion…   

La main sur le cœur, les Algériens n’ont que les yeux pour évaluer les succès remportés par le Maroc dans la défense de sa cause saharienne sur le Continent depuis son retour au sein de l’Union africaine en janvier 2017. Alger qui croyait la partie définitivement pliée en faveur de ses protégés du Polisario a pu suivre les revirements de ses alliés traditionnels soutenant le mouvement séparatiste sur le continent, comme la Zambie et le Ghana, alors que d’autres États africains, tout en maintenant, ne montrent plus le même enthousiasme à défendre les positions du Polisario sur la scène continentale quand bien même ils maintiendraient leur reconnaissance de la RASD. Rwanda, Nigeria, Éthiopie et Angola en font foi. La perte du soutien de l’Afrique du Sud est la pire des choses qui puissent arriver pour le voisin de l’Est qui se complait dans l’animosité nourrie à l’égard du Royaume. Pareil échec signifierait un effondrement des liens du Polisario tissés au fil des lustres dans toute la sous-région et, cela va sans dire, l’effritement du récit nourri depuis des décades sur l’animosité du Maroc, un faire-valoir sur lequel se greffent tous les échecs de la Nomenklatura algérienne.  

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