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Même avec la rencontre B. Netanyahu-D. Trump à Washington : Le cessez-le-feu reste lointain…

by Perspectives Med
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Même avec la rencontre B. Netanyahu-D. Trump à Washington : Le cessez-le-feu reste lointain...

Marco Rubio a mis en cause sur la plateforme X ses « efforts illégitimes et honteux visant à inciter la Cour pénale internationale à prendre des mesures contre des responsables, des entreprises et des dirigeants américains et israéliens ».

Le secrétaire d’Etat US a accusé l’experte onusienne de mener une « campagne de guerre politique et économique » contre les États-Unis et Israël, affirmant que de telles actions « ne seront plus tolérées ».

« Nous serons toujours aux côtés de nos partenaires dans leur droit à la légitime défense », a-t-il ajouté.

Cette décision intervient quelques jours après la publication par F. Albanese d’un rapport identifiant plusieurs entreprises accusées de contribuer à l’occupation israélienne des territoires palestiniens.  Parmi ces entreprises figurent Microsoft, Alphabet, Amazon et Palantir, citées pour leur rôle dans la fourniture de matériel militaire, de technologies de surveillance et d’infrastructures soutenant l’occupation.

Depuis Paris, Jean-Noël Barrot,  ministre français des Affaires étrangères, a appelé, lundi, à un cessez-le-feu « immédiat » à Gaza, soulignant que l’on ne pouvait « plus attendre ». Il a appelé à la libération de tous les otages et à l’accès « massif et sans entrave » à l’aide humanitaire à Gaza, « où les populations civiles palestiniennes sont en souffrance ». Le ministre n’a pas réagi à l’indignation affiché par les Français après le survol de la Francede l’avion transportant Benyamin Netanyahu, dimanche soir, la France en direction des États-Unis, selon des sources concordantes se référant à des données radar.Ce survol a immédiatement suscité de vives réactions politiques. «Netanyahu a survolé l’espace aérien français. Il est pourtant sous mandat d’arrêt international. Il aurait dû être intercepté et arrêté. Mais Macron, complice, laisse le criminel passer. La France est humiliée », a dénoncé Clémence Guetté, députée de La France insoumise (LFI), sur X.

Épidémie de méningite

Dans l’attente d’un éventuel cessez-le-feu, près de deux millions d’habitants de l’enclave palestinienne, quotidiennement bombardée, survivent dans des conditions de plus en plus difficiles. La malnutrition et l’insalubrité provoquent une explosion des cas de méningite chez les enfants. Et les médecins peinent à faire face, les hôpitaux manquant de tout. À l’hôpital pour enfants al-Rantissi de Gaza ville, nombre de cas ont été signalés. Le médecin de l’hôpital al-Rantissi estime qu’il y a entre 300 et 400 cas de méningite à Gaza en ce moment. Contre seulement une vingtaine par an avant la guerre.

Catherine Russell, Directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), a mis en garde, lundi, contre l’aggravation de la crise nutritionnelle chez les nourrissons dans la Bande de Gaza, alors que l’accès à l’aide humanitaire reste sévèrement limité. « Des milliers de bébés à Gaza ne bénéficient pas d’une nutrition adéquate alors que l’accès à l’aide reste gravement entravé », a écrit Russell sur X.

Soulignant l’impact des attaques israéliennes en cours sur les femmes et les enfants, elle a déclaré : « De nombreuses mères ont été tuées ou sont trop mal nourries pour allaiter, ce qui fait que les enfants risquent de mourir ou de souffrir de séquelles permanentes ».

« Chaque minute compte pour sauver leur vie », a-t-elle ajouté.

Malgré les appels internationaux à un cessez-le-feu, Israël poursuit sa guerre génocidaire contre la Bande de Gaza, où plus de 57 500 Palestiniens ont été tués depuis le mois d’octobre 2023, dont une majorité de femmes et d’enfants.

A Doha, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, pays médiateur, a indiqué que les négociateurs chargés de la médiation parlaient « séparément » avec les deux délégations « pour établir un cadre pour les discussions ». En clair, déterminer les points qu’elles souhaitent aborder lors de ces négociations. « Je peux dire qu’on a besoin de temps pour ça », a souligné le représentant de la diplomatie qatarienne. Mais « les impressions sont positives », rassure le Qatar.

Pourtant, le président américain avait écarté tout « blocage », affirmant « que les choses se passaient très bien ». Il s’était dit convaincu que le Hamas était disposé à accepter l’accord. « Ils veulent ce cessez-le-feu », avait-il dit.

Les cadres de l’accord n’ont pas changé. Il doit permettre une trêve de soixante jours, durant laquelle dix otages israéliens et les corps de 18 autres morts en captivité seront remis par le Hamas à Israël. En échange, l’État hébreux devra libérer des prisonniers palestiniens et accorder l’accès d’une aide humanitaire importante à Gaza. Israël devra aussi suspendre ses activités militaires dans l’enclave ravagée par la guerre, ainsi que sa surveillance aérienne pendant au moins six heures par jour.

Mais plusieurs blocages demeurent. Le Hamas exige un retrait complet des forces en présence, ce à quoi B. Netanyahu et ses ministres d’extrême droite s’opposent fermement. L’organisation palestinienne réclame également la fin du monopole de la Fondation humanitaire pour Gaza sur l’aide humanitaire pour que celle-ci soit de nouveau confiée aux États-Unis. Mais le gouvernement israélien semble maintenir la pression pour exclure tout autre organisme que la GHF militarisée à outrance, la distribution de nourritures ayant provoqué des scènes de chaos engendrant au moins 600 morts, selon l’ONU, tués par l’armée israélienne.

Eradication du Hamas

Des désaccords profonds paraissent aussi exister entre le ministre israélien de la Défense Israël Katz et le chef d’état-major Eyal Zamir. En cause : un projet imaginé par le premier et dévoilé juste avant l’arrivée de B. Netanyahu à Washington. I. Katz envisage la construction d’une « ville humanitaire » à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où vivraient tous les habitants de l’enclave palestinienne. Ce que des experts juridiques considèrent comme une violation grave du droit international, équivalente à de l’épuration ethnique. E. Zamir a pour sa part déclaré qu’un tel projet ne figurait pas parmi les objectifs des opérations militaires.

Des médias hébreux ont rapporté que l’armée israélienne avait informé les dirigeants politiques qu’il était impossible d’éliminer le Hamas et de libérer, en même temps, les prisonniers israéliens qu’il détenait. « L’armée a informé les dirigeants politiques qu’il est actuellement impossible d’atteindre, en même temps, les deux objectifs de la guerre (éliminer le Hamas et libérer les détenus), et que nous devons décider quoi faire en premier », a rapporté la radio militaire israélienne.

La station de radio a expliqué que l’armée estimait qu’il était d’abord nécessaire de ramener les prisonniers, sans fournir plus de détails, ni indiquer si les dirigeants politiques ont réagi à cette situation.

Tel-Aviv estime à 50 le nombre de prisonniers israéliens à Gaza, dont 20 sont encore en vie.

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