À l’issue d’une réunion tenue le lendemain, l’organisation a déploré l’absence de toute approche participative puisque les promoteurs desdits projets ont choisi de légiférer « sans aucune consultation préalable ». La FMEJ souligne dans un communiqué que le projet de loi approuvé relatif au CNP prévoit « la délégation » des représentants de la catégorie des éditeurs, à l’opposé de « l’élection » pour la catégorie des journalistes. « Cette disposition suffit, à elle seule, à rendre le texte catastrophique sur les plans professionnel, juridique et constitutionnel, en ce sens qu’il consacre une discrimination entre les professionnels dans leur mode d’élection » dans une logique d’autorégulation, ajoute la Fédération.
La FMEJ ajoute que ces dispositions sont par ailleurs taillées « sur mesure pour les entreprises à plus grand capital, consacrant ainsi le monopole » au détriment du pluralisme. Elle pointe aussi « de nombreuses aberrations », dont « les élections ouvertes aux journalistes sans spécification des catégories entre presse écrite, audiovisuelle et agence », menaçant ainsi « l’équilibre de la représentativité ».
Autre grief relevé par ladite Fédération fait référence à « un acte législatif régressif » caractérisé par ces deux textes, dont « le maintien de la présidence de la commission des entreprises au profit des éditeurs et le retrait de la présidence de la commission des cartes, qui était réservée aux journalistes ».
