« Mon père était un héros, non seulement pour moi mais pour tous ceux qui croient en la paix, les droits de l’homme et l’amour désintéressé », a déclaré Chip Carter, le fils de l’ancien président qui a occupé la Maison Blanche de janvier 1977 à janvier 1981. « Mes frères, ma sœur et moi-même l’avons partagé avec le reste du monde grâce à ces convictions communes. Le monde est notre famille grâce à la façon dont il a rassemblé les gens, et nous vous remercions d’honorer sa mémoire en continuant à mettre en pratique ces convictions communes ».
Aux États-Unis, de nombreux présidents ont rendu hommage à J. Carter et à son travail, tant à la Maison Blanche qu’après avec son engagement dans l’humanitaire, mais aussi pour la démocratie. « L’Amérique et le monde ont perdu un dirigeant, un homme d’État et un humanitaire extraordinaire », ont réagi le président américain Joe Biden et son épouse dans un communiqué. « Pour tous ceux qui cherchent à savoir ce que cela veut dire de vivre une vie qui a un but et un sens […] étudiez Jimmy Carter, un homme de principe, de foi et d’humilité ».
Les Etats-Unis observeront le 9 janvier une journée de deuil national en l’honneur de l’ex-président disparu dimanche à l’âge de 100 ans, a annoncé la Maison Blanche. « J’appelle le peuple américain à se rassembler ce jour-là dans leurs lieux de culte respectifs, afin de rendre hommage à la mémoire du président James Earl Carter, Jr. J’invite ceux qui dans le monde partagent notre peine à se joindre à nous dans cette commémoration solennelle », a déclaré le président sortant dans un décret mis en ligne dimanche soir.
« Les défis auxquels Jimmy a été confronté en tant que président ont surgi à un moment crucial pour notre pays et il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour améliorer la vie de tous les Américains », a de son côté écrit Donad Trump, le 45e et bientôt 47e président américain, à propos du 39e.
J. Carter « a œuvré sans relâche pour un monde meilleur et plus juste », ont salué dans un communiqué l’ex-locataire de la Maison Blanche Bill Clinton et son épouse Hillary qui fut candidate à la présidence. « Guidé par sa foi, le président Carter a vécu au service des autres – jusqu’à la toute fin ».
L’ancien président républicain George W. Bush a qualifié J. Carter, un démocrate, d’« homme de convictions profondes », estimant que « ses efforts pour laisser un monde meilleur ne se sont pas limités à sa présidence » de 1977 à 1981.
Dans le monde, le chef de l’Etat chinois s’est dit « profondément attristé » ce lundi par la disparition de J.Carter, d’après la télévision CCTV. J. Carter « avait de longue date contribué de façon significative à faire avancer les relations entre la Chine et les États-Unis et encouragé des échanges amicaux et la coopération entre les deux pays », a déclaré Xi Jinping. Emmanuel Macron a souligné sur X que J. Carter « a défendu les droits des personnes les plus vulnérables et mené sans relâche le combat pour la paix ». Le président égyptien a salué, lui, le « rôle important » de J. Carter artisan des accords de de Camp David de 1978, pour la paix entre l’Egypte et Israël. Le président brésilien a rendu hommage à « un amoureux de la démocratie et un défenseur de la paix » qui, après son départ de la Maison Blanche, a continué à agir pour « promouvoir les droits humains et la paix et éradiquer des maladies en Afrique et en Amérique latine ».
Le président du Panama a souligné le rôle de J.Carter pour la négociation du traité signé pendant sa présidence, en 1977, qui a ouvert la voie au transfert du canal de Panama sous contrôle panaméen le 31 décembre 1999. Grâce à ces derniers, « le transfert du canal au Panama et la pleine souveraineté de notre pays ont été réalisés », a estimé José Raúl Mulino au moment où D. Trump menace de reprendre le contrôle de cette voie de passage cruciale pour le commerce international. Le président cubain Miguel Diaz-Canel a assuré que les Cubains se souviendraient avec « gratitude » de l’ancien président américain Jimmy Carter, décédé dimanche, pour ses efforts en faveur de « l’amélioration des relations » entre les deux pays.
Pour le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le travail de la fondation de Jimmy Carter « a permis de sauver d’innombrables vies et de rapprocher de l’élimination de nombreuses maladies tropicales négligées ».
