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Un groupe de sénateurs US à l’offensive : Le Kremlin payera un lourd tribut si l’Ukraine est agressée

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Le 15 février, alors que la presse et le gouvernement américains annonçaient que la Russie allait envahir l’Ukraine, des sénateurs américains ont publié une déclaration lançant un avertissement au Kremlin.

Tandis que les médias et le gouvernement américains affirmaient à l’unisson que l’invasion russe de l’Ukraine allait avoir lieu dans la nuit du 15 au 16 février, Chuck Schumer, chef de la majorité démocrate du Sénat US, et celui de la minorité républicaine, Mitch McConnell, ont publié une déclaration bipartite en lançant « un avertissement tout aussi clair à Vladimir Poutine qu’au Kremlin ».
Le message envoyé « en cette heure sombre » et signé par plusieurs autres sénateurs prévient que « si Vladimir Poutine intensifie davantage l’escalade dans son assaut continu contre la souveraineté de l’Ukraine, la Russie devra payer un lourd tribut ».
« Nous sommes prêts à soutenir pleinement l’imposition immédiate de sanctions fortes, dures et efficaces contre la Russie, ainsi que des restrictions et des contrôles stricts sur les exportations vers la Russie, et nous exhorterons nos alliés et partenaires en Europe et dans le monde à nous rejoindre. »
Les sénateurs ont également promis de ne pas relâcher « l’assistance sécuritaire, économique et humanitaire au peuple ukrainien ». Ils ont appelé l’administration Biden et les partenaires des États-Unis à « agir rapidement » pour que Kiev ait tout le nécessaire « pour se défendre contre une invasion russe illégale ».
Si la Russie exprime ses préoccupations sécuritaires, réclamant des garanties du non-élargissement de l’Otan à l’est et le retrait des armes offensives américaines de ses frontières, les sénateurs parlent, en lien avec l’Ukraine, de la menace russe à la sécurité des États-Unis. « Nos troupes sont prêtes à renforcer les défenses de nos alliés d’Europe de l’Est et nous sommes prêts à répondre de manière décisive aux efforts russes visant à saper la sécurité des États-Unis sur le territoire national et à l’étranger. Nous appelons également nos alliés à se joindre à nous pour renforcer le flanc oriental de l’Otan. »
Depuis l’automne 2021, des intox sur les projets du Kremlin d’envahir l’Ukraine ne cessent de paraître dans les médias occidentaux. Les dernières en date ont même indiqué l’heure de l’invasion en donnant lieu à une pique du porte-parole du Kremlin qui a conseillé aux Ukrainiens de mettre le réveil pour ne pas la rater.
Le Président ukrainien et ses services de renseignement se sont même vus obligés de démentir les annonces occidentales en leur demandant d’arrêter de semer la panique.
Plus tôt dans la journée du 15 février, le ministère russe de la Défense a publié une vidéo montrant le retrait de matériels des districts militaires Sud et Ouest après l’annonce de la fin des manœuvres actuellement en cours.
Pour le Kremlin, J. Biden, qui s’est adressé directement aux Russes dans un récent discours, aurait encore mieux fait d’inviter les Ukrainiens à ne pas se « tirer les uns sur les autres ».
« Cela est censé nous plaire. Bien sûr que nous aurions préféré qu’on ne nous menace pas de conséquences pour ce que nous n’allons pas faire, car nous sommes déjà fatigués par ces menaces répétées de façon quotidienne. Donc si nous avions reçu une adresse sans menace, le peuple russe l’aurait aimée bien plus », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe.
Il a également estimé que le locataire de la Maison-Blanche aurait dû appeler la population ukrainienne à « ne jamais tirer les uns sur les autres ». « Comme ça, cela aurait été parfait », a souligné D.Peskov.
Dans son discours prononcé mardi, le dirigeant américain avait notamment déclaré qu’il ne croyait pas que les Russes voulaient une guerre contre l’Ukraine. Il avait d’ailleurs affirmé que la possibilité d’une telle agression subsistait toujours et a appelé à une résolution diplomatique de la situation.
Dans le même temps, le locataire de la Maison Blanche a tenu à rassurer les Russes que les États-Unis et l’Otan ne représentaient aucune menace pour leur pays et ne les considéraient pas comme ennemis.
Ces dernières semaines, les pays occidentaux accusent régulièrement la Russie de préparer une invasion de l’Ukraine voisine, embourbée depuis 2014 dans un conflit opposant les forces gouvernementales aux Républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, dans le sud-est du pays.
Pour sa part, Moscou estime que les pays membres de l’Otan, les États-Unis en tête, instrumentalisent la crise ukrainienne en vue de renforcer leur présence militaire le long des frontières russes. Dans le même temps, la Russie reproche à l’Occident de ne pas déployer assez d’efforts pour pousser Kiev à implémenter les accords de Minsk censés résoudre le conflit dans le Donbass.
Les autorités ukrainiennes sont surtout réticentes à octroyer un statut spécial aux territoires contrôlés par les insurgés.

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