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Tension Russie-OTAN : Que fera Washington pour dissiper les craintes de Moscou ?

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Si l’Otan décide de déployer des armes nucléaires sur le territoire de la Pologne, la Biélorussie pourrait autoriser la Russie à en faire de même sur son territoire, a prévenu le ministre biélorusse des Affaires étrangères, confirmant ainsi la déclaration de Loukachenko.

La Biélorussie envisage le déploiement d’armes nucléaires sur son territoire si l’Otan la menace, a déclaré Vladimir Makeï, ministre des Affaires étrangères, au micro de RT Arabic. « Ce qu’a dit le Président Alexandre Loukachenko, à savoir que nous envisageons la possibilité de déployer des armes nucléaires sur le territoire de la Biélorussie, est l’une des réponses possibles aux futures démarches de l’Alliance atlantique en Pologne », a-t-il précisé.
Alors que la Russie continue de mettre l’Otan en garde contre les activités de l’Alliance le long de ses frontières, Jens Stoltenberg ,secrétaire général de l’Otan, a évoqué le 19 novembre la possibilité d’un déploiement d’armes nucléaires dans les pays de l’Europe de l’Est si un jour l’Allemagne refusait de garder ce type d’armement sur son territoire. « Je m’attends à ce que l’Allemagne continue à faire partie du partage nucléaire, car il est si important pour l’ensemble du cadre de défense européen […]. L’Allemagne peut bien sûr décider s’il y aura des armes nucléaires sur son territoire, mais l’alternative est que nous finissons avec des armes nucléaires dans d’autres pays d’Europe, également à l’est de l’Allemagne », a-t-il informé.
En réponse, le Président biélorusse a prévenu que des armes nucléaires russes pourraient être déployées dans son pays. « [Dans ce cas] je proposerai à Poutine de réinstaller des armes nucléaires en Biélorussie », a lancé A. Loukachenko dans une interview à Sputnik.
Les propos du secrétaire général de l’Otan aggravent la confrontation et peuvent provoquer un conflit sérieux, avait estimé début décembre Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. À son avis, la déclaration du Président biélorusse devait être considérée comme un avertissement à l’Occident. À l’époque de l’URSS, la République soviétique socialiste de Biélorussie abritait sur son territoire de nombreux armements nucléaires, dont le pays s’est débarrassé après l’effondrement de l’Union soviétique conformément au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
J. Stoltenberg a déclaré que l’Alliance ne ferait aucun compromis avec Moscou et soutiendrait Kiev dans son intention de rejoindre l’organisation. Alors que le Kremlin avait confirmé, jeudi 16 décembre, « sa détermination à entamer immédiatement les négociations » avec les États-Unis sur les garanties de sécurité pour Moscou face à l’intention de l’Otan de déployer ses forces en Europe de l’Est. Deux documents – un traité et un accord – avaient été transmis mercredi par Sergueï Ryabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, à Karen Donfried, secrétaire d’État adjointe des États-Unis pour l’Europe et l’Eurasie, en déplacement à Moscou, avant de se rendre à Bruxelles, siège de l’OTAN.
En dépit des tentatives de Moscou d’apaiser les tensions avec l’Alliance, J. Stoltenberg a souligné jeudi lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky à Bruxelles que l’Otan rejetait l’exigence de la Russie de renoncer à l’adhésion de l’Ukraine. « Nous ne ferons aucun compromis sur le droit de l’Ukraine à choisir sa propre voie, nous ne ferons aucun compromis sur le droit de l’Otan à protéger et à défendre tous les alliés et nous ne ferons aucun compromis sur le fait que l’Otan ait un partenariat avec l’Ukraine », a-t-il affirmé, cité par l’AFP.
Le secrétaire général de l’Alliance a rappelé que la nouvelle stratégie de l’Otan, qui doit être adoptée en juin au cours d’un sommet à Madrid, ne prévoit qu’un partenariat avec l’Ukraine. Il n’a pas évoqué la possibilité d’une adhésion du pays à l’Otan dans le cadre de cette stratégie qui déterminera les priorités pour le développement de l’organisation jusqu’en 2030.

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