Comme à son habitude lors de ces réunions internationales, le président algérien s’est réjoui de la « convergence parfaite » des points de vue entre Rome et Alger sur de nombreux dossiers politiques.
Concernant le Sahara occidental, A. Tebboune a affirmé que l’Italie « soutient les efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour parvenir à une solution politique juste, conforme à la légalité internationale, permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination ». Toutefois, le communiqué commun produit mercredi par le gouvernement italien, à l’issue de la 5e session du sommet intergouvernemental Italie-Algérie, offre une perspective différente. Au paragraphe 29, le document précise que les deux parties « ont réitéré leur soutien aux efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, M. Staffan de Mistura, pour relancer les négociations directes et parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies et aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité ». Ainsi, l’« autodétermination du peuple sahraoui », revendiquée par le président algérien, n’est pas mentionnée dans ce communiqué conjoint italo-algérien.
Par ailleurs, lors de sa déclaration devant la presse, G. Meloni a évité ce sujet, précisant avoir discuté avec le président A. Tebboune des crises au Sahel et en Libye.
Pour rappel, l’Italie avait déjà « salué les efforts sérieux et crédibles menés par le Maroc » pour résoudre la question du Sahara. En juillet 2023, à l’issue d’une réunion entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, Rome avait réaffirmé « son appui aux efforts du Secrétaire Général des Nations Unies pour poursuivre le processus politique visant à parvenir à une solution politique, juste, réaliste, pragmatique, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara, qui repose sur le compromis en conformité avec la résolution 2654 », adoptée fin octobre 2022. Un texte qui, pour rappel, avait été rejeté par l’Algérie.
L’Italie avait également tenu à « encourager toutes les parties à poursuivre leur engagement dans un esprit de réalisme et de compromis, dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies ».
