Dans le « Sustainable Development Report 2026 », publié le 23 juin par le SDSN, le Royaume occupe la 68e place mondiale avec un score de 71,68 points sur 100. Il se situe ainsi au-dessus de la moyenne de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, qu’il dépasse de 6,1 points. Ce rapport annuel évalue les progrès accomplis par les pays dans la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations unies. Son indice repose sur plusieurs dizaines d’indicateurs couvrant notamment la lutte contre la pauvreté, la santé, l’éducation, l’égalité entre les sexes, l’accès à l’énergie, l’innovation, la gouvernance, la protection de l’environnement et l’action climatique.
Le score obtenu par le Maroc traduit une amélioration progressive de ses performances dans plusieurs domaines liés au développement humain, aux infrastructures, à l’accès aux services essentiels et aux politiques publiques. Toutefois, le rapport souligne que les avancées demeurent inégales selon les objectifs. Si certains indicateurs affichent des résultats encourageants, d’autres continuent de faire apparaître des marges de progression importantes. Tel est le cas pour les défis dans des domaines aussi variés que l’éducation, l’emploi, l’égalité entre les sexes, la préservation des écosystèmes terrestres et marins et les modes de production et de consommation durables. Les indicateurs environnementaux continuent également de peser sur la performance globale.
Le rapport relève des difficultés communes à de nombreux pays confrontés au changement climatique, à la pression exercée sur les ressources naturelles, à la gestion de l’eau et à la protection de la biodiversité. À l’échelle mondiale, le « Sustainable Development Report 2026 » dresse un constat plus préoccupant. Ses auteurs estiment que les progrès enregistrés depuis l’adoption de l’Agenda 2030 demeurent insuffisants pour permettre l’atteinte de l’ensemble des Objectifs de développement durable dans les délais fixés. Selon le SDSN, seuls 16% des cibles mondiales suivent actuellement une trajectoire compatible avec leur réalisation d’ici 2030, tandis que la majorité progressent trop lentement ou connaissent une stagnation.
Le rapport appelle ainsi les États à renforcer leurs capacités de mise en œuvre des politiques publiques, à accroître les financements consacrés au développement durable et à améliorer les mécanismes de suivi des engagements internationaux. Ces recommandations concernent l’ensemble des pays, dans un contexte où le rythme des progrès observés reste inférieur aux objectifs fixés par les Nations unies.

