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Pas de drones US pour le Qatar : Doha frustré…

Le gouvernement qatari s’est dit frustré par l’absence de toute réponse de la part des États-Unis au sujet d’une vente de drones, alors que le pays a accordé une aide importante à Washington lors de l’évacuation des troupes de l’Afghanistan, affirme le Wall Street Journal.

« De notre point de vue, c’est l’absence d’indication claire et nette sur les raisons du retard d’une réaction à notre demande qui déçoit. Les récentes opérations d’évacuation d’Afghanistan prouvent pourtant que le Qatar est toujours prêt à soutenir ses alliés à des fins de sécurité et de stabilité », a indiqué un représentant du gouvernement qatari.
Les responsables qataris avaient précédemment expliqué que les drones US leur serviraient pour surveiller les installations de gaz afin de prévenir d’éventuelles activités terroristes, ainsi que pour assurer l’ordre lors de la Coupe du monde de football l’année prochaine. Le montant de l’accord était estimé à 600 millions de dollars (environ 515 millions d’euros), poursuit le journal, ajoutant que le Qatar souhaitait également acheter des chasseurs F-35.
Le mécontentement du Qatar est exprimé alors que les États-Unis tentent de préserver leur puissance dans le Golfe et s’inquiètent de l’influence croissante de la Chine dans la région.
La demande officielle d’achat de quatre drones MQ-9B Predator avait été formulée par Doha il y a plus d’un an. Le département d’État américain n’y a toujours pas donné suite et les responsables refusent de dire pourquoi, précise encore le Wall Street Journal.
Pourtant, le département d’État avait précédemment approuvé des demandes semblables formulées par d’autres alliés, notamment les Émirats arabes unis.
Selon un rapport dévoilé le 15 mars 2021 par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), le Moyen-Orient figure parmi les principaux destinataires des exportations d’armes dans le monde, avec une augmentation de 25% de 2016 à 2020. Cette hausse est tirée principalement par l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Qatar. Mais si l’accroissement pour les deux premiers constitue respectivement 61% et 136%, il est de 361% pour Doha.

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