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Malgré le vote en faveur de la résolution de l’ONU : Le Maroc accueillera le sommet des Accords d’Abraham

Eli Cohen, ministre israélien des Affaires étrangères, a déclaré lundi qu'il prévoit d'assister à un sommet, en mars prochain, avec des homologues des pays arabes signataires des Accords d’Abraham. Selon l’agence de presse Reuters, qui cite un communiqué du ministère, le nouveau chef de la diplomatie a ajouté que cette rencontre serait organisée par le Maroc.
Le Maroc accueillera le sommet des Accords d’Abraham

« La déclaration n’a pas nommé d’autres pays. Israël a par le passé cité le Maroc, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan comme faisant partie des accords de normalisation surnommés les Accords d’Abraham », rappelle l’agence.

« Étendre les accords à d’autres pays n’est pas une question de « si » mais de « quand » » a déclaré E. Cohen, ajoutant que les liens d’Israël avec ses partenaires actuels avaient rapporté 2,85 milliards de dollars en échanges commerciaux en 2022, en plus d’« une contribution significative à la sécurité et la stabilité régionale ».

Benjamin Netanyahu, maintenant à son sixième mandat de Premier ministre, a exprimé l’espoir d’établir des relations avec l’Arabie saoudite, qui partage les inquiétudes d’Israël au sujet de l’Iran. Mais Riyad s’oppose à la normalisation, en l’absence de progrès dans la volonté d’un renforcement de l’État palestinien.

Selon E. Cohen, les directeurs généraux des ministères des Affaires étrangères des pays participant au sommet de mars doivent se rencontrer à Abou Dhabi, la semaine prochaine.

En mars 2022, le Sommet du Néguev avait accueilli, en Israël, les ministres des Affaires étrangères émirati, bahreïni, marocain et égyptien, ainsi que le secrétaire d’État américain.

A rappeler que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi 30 décembre 2022, la résolution 77/400 permettant de demander un avis consultatif à la Cour internationale de justice (CIJ), concernant l’occupation israélienne du territoire palestinien. Comme l’ensemble des Etats arabes, le Maroc a fait partie des 87 membres favorables à cette résolution qui a subi l’ire de Tel-Aviv. Benyamin Netanyahu, actuel chef de la coalition la plus fasciste qui pilote l’entité sioniste, a déclaré que son pays ne se sentait pas concerné par ladite résolution. Face à la mise en garde de la résistance palestinienne à Gaza, Ben Gvir, ministre « ultra » qui comptait investir la mosquée d’Al-Aqsa, dans la ville d’Al-Qods, sous bonne escorte, a reporté son équipée à une autre date après une communication téléphonique avec B. Netanyahu. Le Hamas avait averti l’Egypte, courroie de transmission avec l’entité sioniste, que toute violation des « lignes rouges » aura son prix. Nul besoin d’épiloguer sur la question au regard de la situation hyper-tendue que vit la Cisjordanie où pas un jour ne passe sans que l’armée israélienne ne tue en toute impunité les Palestiniens.

Les « Marocains » du Shas :

La dérive extrémiste de l’establishment israélien inquiète nombre de capitales un peu partout dans le monde. Et il faut dire que des Israéliens, d’origine marocaine, alimentent ce chaudron sioniste qui a tout pour inquiéter. Originaire de Meknès, Aryé Makhlouf Dery, actuel ministre de l’Intérieur et de la Santé, dirige la formation de droite Shas, appelé aussi « Parti des Orientaux préservant la Torah ». Au nom du même parti, Ya’akov Margi, orginaire de Rabat, est à la tête du ministère du Travail, du Bien-être et des Services sociaux. Ces deux acteurs politiques militent au sein du parti religieux extrémiste qui refuse de négocier sur l’avenir de la ville de Jérusalem, et appelle les pays arabes à indemniser les Juifs ayant quitté leur propriété après leur émigration. Shas a remporté 11 sièges aux élections législatives de novembre dernier.

Le précédent gouvernement israélien dirigé par Naftali Bennett, chef du parti Yamina, comprenait quatre ministres d’origine marocaine, alors que le précédent gouvernement dirigé par B. Netanyahu en affichait 10.

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