jeudi, avril 30, 2026
Home MondeConflictualitéLe Liban toujours convoité par Israël : Le pays du Cèdre à la croisée des chemins

Le Liban toujours convoité par Israël : Le pays du Cèdre à la croisée des chemins

by Perspectives Med
0 comments
Le Liban toujours convoité par Israël : Le pays du Cèdre à la croisée des chemins

Au moins quatre personnes ont été tuées et 51 autres blessées lundi dans des frappes aériennes israéliennes visant le sud du Liban, a indiqué le ministère de la Santé. Selon la même source, une femme figure parmi les victimes, tandis que les blessés incluent trois enfants et six femmes.

Par ailleurs, l’Agence nationale d’information libanaise (NNA) a rapporté que des avions de guerre israéliens ont mené une frappe visant la localité de Majdal Zoun, dans le district de Tyr. De plus, l’agence a précisé que l’armée israélienne a procédé à des opérations de destruction à Hanin et déclenché une autre explosion de grande ampleur à Chihine. En outre, des frappes aériennes ont également visé les localités de Hadatha, Braachit et Haris, selon la NNA. Dans le même temps, la zone d’Alman – Ech Choumariye, dans le district de Nabatieh, a été la cible de tirs d’artillerie intermittents, tandis qu’une autre frappe aérienne a visé la zone située entre Qana et Siddiqine.

D’après des données officielles libanaises, plus de 2 520 personnes ont été tuées, plus de 7 800 blessées et plus de 1,6 million déplacées en raison des attaques israéliennes à travers le Liban depuis le 2 mars.

Une trêve de dix jours a été instaurée entre le Liban et Israël le 17 avril. Toutefois, Tel-Aviv l’a violée à plusieurs reprises.

Jeudi, le président américain Donald Trump a annoncé que le Liban et Israël avaient convenu de prolonger la trêve de trois semaines, à l’issue d’un second cycle de discussions entre les deux parties à Washington.

Le Hezbollah a mené une série d’attaques de drones visant des soldats israéliens dans le sud du Liban et le nord d’Israël, invoquant les violations répétées de la trêve par Israël. Le journal israélien Maariv a affirmé, mardi, que l’occupation fait face à une impasse dans sa gestion de la guerre contre le Hezbollah au Liban. Le journal a ajouté qu’Israël est également dans l’impasse concernant l’Iran, soulignant que « le problème réside dans le fait que ces guerres sont menées alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu subit des traitements médicaux complexes ». Il prétend que cela a empêché jusqu’à présent « la traduction des gains massifs de l’armée israélienne en manœuvres politiques ».

Le quotidien a admis que « la situation s’est désormais inversée : le Hezbollah lance des attaques contre les forces de l’armée de l’aube jusqu’au soir, plaçant l’armée dans une position où elle ne peut plus prendre l’initiative de l’offensive, dans une réalité où le président américain Donald Trump dirige les opérations sans que la direction politique israélienne ne puisse réellement influencer ses décisions ». Comme il a averti que « cette situation ne durera pas », pointant du doigt « le défi que représente le Hezbollah pour les forces israéliennes », sur fond de « craintes de voir cette escalade dépasser ses limites, rendant l’opinion publique israélienne incapable de supporter cette situation absurde ».

Dans ce contexte, le journal israélien a abordé l’état de santé de B. Netanyahu, précisant que son « cancer de la prostate constitue une maladie grave, particulièrement pour un patient à la santé complexe ayant des antécédents de problèmes cardiaques et portant un stimulateur cardiaque ». Le journal explique qu’il est « difficile de savoir dans quelle mesure il peut se reposer entre les traitements, ou quels sont les effets secondaires et l’état psychologique résultant de cette maladie complexe ». Il s’interroge sur son incapacité à dissocier sa santé de la gestion des affaires de l’entité, et sur l’impact que cela pourrait avoir sur la clarté et la rapidité de ses prises de décision, ou encore sur d’éventuels risques d’épuisement et de pertes de mémoire récurrentes.

Enfin, s’appuyant sur des témoignages de correspondants médicaux, le journal a révélé que l’hôpital Hadassah a préféré dissimuler l’information dès que des fuites sur les soins médicaux de Netanyahu ont commencé à circuler. Il a reconnu que ce n’est pas la première fois que les hôpitaux israéliens induisent l’opinion publique en erreur sur la santé du Premier ministre, une situation jugée inquiétante et lourde de conséquences pour la sécurité de l’entité.

Le même journal avait révélé lundi que l’armée israélienne a commencé à réduire ses forces au Liban, et les forces restantes sur le terrain poursuivent leurs opérations à la frontière dans le cadre des restrictions du cessez-le-feu. « La première unité à être dissoute est la 162e brigade, l’une des trois brigades stationnées au Liban. Son quartier général a été déplacé de la frontière nord vers la frontière sud. D’autres unités devraient quitter le Liban dans les prochains jours pour mener des missions dans d’autres secteurs », détaille le journal israélien.  « Certaines unités, comme deux bataillons de la 401e brigade, ont été transférées à la 146e division, déployée comme division de combat, tandis que la 226e brigade de parachutistes de réserve a effectué des manœuvres dans le secteur côtier », note-t-il.

C’est la 36e division qui était jusqu’à présent engagée au Liban, avec la brigade de défense aérienne Golani, la 7e brigade de défense aérienne et la brigade des sapeurs-pompiers sous son commandement.

Le journal a souligné que « la décision de réduire les forces intervient à la suite du cessez-le-feu et de l’empêchement de l’armée israélienne d’avancer vers le fleuve Litani, et les forces actuellement déployées au Liban lancent des raids pour nettoyer la zone jusqu’à la ligne jaune. » Et fait remarquer qu’elle intervient aussi après les déclarations de Netanyahu de poursuivre des attaques contre le Hezbollah.

Lundi, le ministère israélien de la Santé a rendu compte de 15 blessés israéliens dans les combats contre le Hezbollah au sud du Liban, ce qui les porte à 596 depuis l’annonce du cessez-le-feu le 8 avril entre l’Iran et les Etats-Unis et à 179 depuis son annonce avec le Liban le 17 avril. Ce dernier n’a jamais été respecté par Israël qui poursuit ses raids meurtriers au sud du Liban qui ont fait plus de 500 martyrs en 15 mois, ainsi que les destructions des maisons, plus 11 mille dans les régions situées au sud du fleuve Litani. Ce à quoi la Résistance islamique riposte en poursuivant ses opérations.

Dimanche, elle a frappé via un drone piégé un rassemblement de soldats près d’un char dans la localité d’al-Taybeh, tuant et blessant 6 militaires, puis l’a bombardé de nouveau pendant leur évacuation par hélicoptère. Commentant le retrait de certaines unités du sud du Liban le correspondant et analyste spécialisé dans les affaires militaires du Maariv en conclut que « les combats au Liban se soldent par un échec total ».

« Ses forces se retirent, le Hezbollah continue de tirer, la capacité de riposte semble limitée en raison de l’intervention américaine et les colonies du nord ont été abandonnées à leur sort », a-t-il souligné. Selon lui, le Hezbollah « est revenu à l’époque des équations », tandis qu’Israël est revenu à l’époque d’avant le 7 octobre 2023, c’est-à-dire à la situation que le parti visait depuis un an et demi.

Dans le même contexte, il a reconnu que le Hezbollah est parvenu à créer une situation très problématique pour Israël, en utilisant les tactiques des années 1980 et l’activation de groupes suicides pour empêcher l’armée de rester au sud du Liban.

Les médias israéliens ont surtout mis l’accent sur les opérations de la résistance libanaise effectuées à l’aide de drones piégés devenus « la principale menace »   pour l’armée au sud du Liban.

Lundi, Naïm Qassem, secrétaire général du Hezbollah, a affirmé dans un communiqué la poursuite de la résistance défensive. « Nous ne reviendrons pas à l’avant-2 mars », date de l’entrée en action de la résistance après 15 mois de suspension de ses opérations suite au cessez-le-feu de novembre 2024, lequel avait été violé des milliers de fois par Israël. « Nous répondrons à l’agression israélienne et nous l’affronterons. Quelles que soient les menaces, nous ne reculerons pas et ne plierons pas », a-t-il aussi averti avant de conclure : « l’ennemi israélien ne restera pas sur un seul pouce de notre terre occupée, et notre peuple retournera sur ses terres jusqu’au dernier millimètre de nos frontières sud avec la Palestine occupée. »

You may also like

Adblock Detected

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.