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K. Younis retrouve la liberté : Une grande victoire pour la résistance palestinienne

Karim Younis, emprisonné pendant 40 ans dans les geôles de l’occupation israélienne a été libéré jeudi et accueilli par une foule dans sa ville natale d’Ara dans le nord des territoires occupés en 1948.
K. Younis retrouve la liberté

Agé de 64 ans, K. Younis est devenu un symbole auprès des Palestiniens, ayant passé 40 ans en prison, la période la plus longue pour un détenu dans les prisions israéliennes, selon des sources palestiniennes.

Avec la traditionnel keffieh noir et blanc sur les épaules, l’ex-prisonnier, brandissant un drapeau palestinien, a été accueilli par ses proches et des centaines de personnes à Ara. « Chaque histoire de prisonnier est l’histoire de tout un peuple et je suis fier de faire partie de ceux qui se sont sacrifiés pour la Palestine », a déclaré K. Younis, membre du parti Fatah.

L’homme a été libéré le matin de la prison de Hadarim (nord), selon le Club des prisonniers palestiniens. Il avait été arrêté en 1983 avec son cousin Maher Younis pour avoir tué un soldat de l’occupation dans le Golan syrien occupé et annexé par l’entité sioniste.

Barbarie sans limites

Le jour même, la barbarie israélienne s’est encore exprimée dans le sang. Un garçon palestinien est tombé sous les balles des soldats de l’occupation, dans le nord de la Cisjordanie occupée. Amer Abu Zaytoun, 16 ans, est décédé des suites de ses blessures subies lors de la prise d’assaut du camp de réfugiés de Balata par les forces d’occupation jeudi, à l’aube, ont affirmé des sources locales, citées par le site palestinien PalToday.

Il s’agit du deuxième adolescent palestinien liquidé en 48 heures. Adam Essam Ayad (16 ans) a été tué par les tirs des forces d’occupation. Elles avaient attaqué, le mardi 3 janvier, le camp de réfugiés de Dheisheh à Bethléem, en Cisjordanie occupée. Une force spéciale appartenant à l’occupation israélienne a attaqué le camp de Balata et encerclé plusieurs maisons, provoquant l’éclatement d’affrontements armés avec les combattants de la résistance.

Il convient de noter que les forces d’occupation israéliennes ont intensifié les prises d’assaut de la province de Naplouse et de ses environs pour freiner les activités des brigades de la résistance dans la région. Or, les tentatives de l’occupation ont échoué. Les résistants ont augmenté leurs opérations, en réponse aux violations israéliennes continues à l’encontre des Palestiniens.

En outre, plus de 30 tombes d’un cimetière palestinien chrétien historique à AlQuds occupée ont été retrouvées vandalisées, a indiqué le mercredi 4 janvier le diocèse. Hosam Naoum, archevêque anglican d’AlQuds, l’a qualifiée de « crime haineux évident ». Des extrémistes juifs ont dégradé des propriétés de l’église du Mont Sion au cours des dernières années. Le diocèse a averti que la profanation du cimetière devait être considérée comme un avertissement de mauvais augure concernant « la haine contre les chrétiens ».

Dimanche, des images de caméras de sécurité largement diffusées ont montré deux extrémistes juifs pénétrant dans le cimetière, renversant des croix et brisant et piétinant des pierres tombales, laissant une traînée de débris et de pierres tombales brisées. Parmi les tombes détruites, l’une contenait un buste du XIXe siècle de Samuel Gobat, deuxième évêque protestant d’AlQuds, décédé en 1879, a indiqué le diocèse épiscopal.

Les tombes de trois policiers palestiniens morts pendant le mandat britannique ont également été vandalisées. Le cimetière protestant situé sur le Mont Sion, juste à l’extérieur des murs de la vieille ville d’AlQuds, abrite les tombes de dizaines de policiers palestiniens tués pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, ainsi que de dirigeants chrétiens décédés aux XIXe et XXe siècles.

Un séminaire juif, connu sous le nom de Diaspora Yeshiva, a saisi de nombreux bâtiments dans l’enceinte du Mont Sion.

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