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Guerre génocidaire d’Israël : Nouveau carnage sioniste à Al-Mawassi

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : Nouveau carnage sioniste à Al-Mawassi

Des sources médicales ont indiqué qu’une femme de 31 ans et une fillette de six ans avaient été tuées lorsque des avions de combat israéliens ont frappé le camp de Ghaith, qui abrite des déplacés palestiniens à Al-Mawasi. Selon ces sources, 20 personnes ont été blessées lors de la frappe, la majorité étant des femmes et des enfants.

Selon des sources locales et des témoins, les bombardements israéliens ont visé plusieurs tentes de ce camp de déplacés très peuplé, faisant de nombreux blessés à des degrés divers.

Dans le centre de Gaza, deux Palestiniens ont été blessés avant l’aube dans une frappe aérienne israélienne qui a ciblé une maison dans le camp de réfugiés de Maghazi, selon des sources locales.

D’après les chiffres publiés par le ministère de la Santé de Gaza, les violations continues de l’accord de cessez-le-feu ont coûté la vie à 904 Palestiniens et en ont blessé 2 713 autres depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Cet accord visait à mettre un terme à la guerre de deux ans menée par Israël, qui a tué plus de 72 000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, et en a blessé plus de 172 000 depuis octobre 2023, provoquant des destructions massives touchant 90 % des infrastructures civiles.

Depuis le début de l’agression israélienne lancée après le 7 octobre 2023, des dizaines de milliers de Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon les autorités sanitaires palestiniennes et plusieurs agences des Nations unies. Des ONG internationales, parmi lesquelles Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans frontières et de nombreux experts mandatés par l’ONU, ont dénoncé des attaques massives contre les civils, des destructions d’infrastructures vitales, l’usage de la famine comme arme de guerre ainsi que des violations graves du droit international humanitaire.

Viol des militants Sumud

Le marin français, membre de la flottille Sumud pour Gaza revenu vendredi à Paris, a accusé les forces israéliennes d’avoir kidnappé des militants en eaux internationales avant de leur infliger des actes de torture, des violences sexuelles et des traitements dégradants durant plusieurs jours de détention. Lors d’un entretien accordé à Anadolu, Adrien Pain a déclaré que les membres de la flottille avaient été pris d’assaut « dans les eaux internationales au sud-ouest de Chypre » par l’armée israélienne.

« Des bateaux rapides d’intervention se sont approchés de notre navire et l’ont abordé », a-t-il raconté, affirmant que des soldats israéliens avaient pris le contrôle du bateau avant de transférer les militants sur un navire militaire. Le marin affirme que les passagers ont ensuite été conduits dans des conteneurs plongés dans l’obscurité où ils auraient été violemment battus. « Ils nous passaient à tabac avec des coups de crosse de fusil, des coups de canon de fusil. Certains de mes camarades ont subi des coups de taser », a-t-il déclaré.

Pain accuse également des soldats israéliens d’avoir commis des violences sexuelles contre plusieurs militants. « Certains de mes camarades ont subi des agressions sexuelles, voire des viols à ce moment-là », a-t-il affirmé.

Le marin dit avoir entendu les cris des autres détenus avant de les voir revenir « effondrés » dans une zone grillagée composée de conteneurs métalliques où les militants auraient été retenus plusieurs jours sous la menace constante des armes israéliennes. « C’était une espèce de camp de concentration à ciel ouvert », a-t-il déclaré, ajoutant que les soldats israéliens maintenaient les détenus « en joue 24 heures sur 24 » avec « des canons à eau pointés » sur eux.

Selon son témoignage, les militants auraient été privés de couvertures, de vêtements adaptés, d’eau suffisante et de sommeil. Il affirme que plusieurs dizaines de personnes dormaient à même le sol métallique dans des conteneurs surpeuplés. « Il fallait quémander pour les droits les plus basiques », a-t-il assuré, accusant les soldats de répondre parfois aux demandes d’eau par des grenades assourdissantes.

Pain affirme également que les violences se seraient aggravées au fur et à mesure des enlèvements des différents bateaux composant la flottille. « Ils ont sorti les tasers au bout du deuxième jour », a-t-il déclaré, évoquant « des côtes cassées, des coudes cassés, des jambes » blessées ainsi que « toutes sortes de mauvais traitements ».

Le militant français a aussi dénoncé une « torture psychologique collective », accusant les soldats israéliens de menacer régulièrement les détenus, de les priver de sommeil et de leur faire croire qu’ils allaient être exécutés.

Interrogé sur les violences sexuelles, A. Pain a indiqué que plusieurs victimes n’avaient pas souhaité témoigner publiquement. Il affirme toutefois que des médecins présents parmi les militants auraient recensé « six cas de violences sexuelles et de viols » sur le bateau où étaient retenus environ 180 membres de la flottille. « Tout ça, c’est qu’une infime partie de ce que les Palestiniens vivent chaque jour », a-t-il déclaré, estimant que ce que les militants avaient subi révélait « la réalité du système israélien ».

Une manifestation de soutien aux membres revenus de la flottille Sumud a été organisée samedi place de la République à Paris. La flottille Sumud, organisée par des militants internationaux pro-palestiniens, avait quitté la Méditerranée orientale pour tenter de rejoindre la bande de Gaza afin de dénoncer le blocus imposé au territoire palestinien et acheminer une aide humanitaire symbolique. Les participants affirmaient vouloir briser l’isolement de Gaza, alerter l’opinion publique internationale sur la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne et contester la légalité du blocus maritime imposé par Israël depuis 2007.
Cette mobilisation intervient alors qu’Israël fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires internationales liées à sa guerre menée dans la bande de Gaza. La Cour internationale de justice (CIJ) examine une plainte déposée par l’Afrique du Sud accusant Israël de violations de la Convention sur le génocide. La juridiction de l’ONU a estimé en janvier 2024 qu’il existait un « risque plausible de génocide » et a ordonné plusieurs mesures conservatoires exigeant notamment l’accès de l’aide humanitaire à Gaza. La Cour pénale internationale (CPI) a, de son côté, émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité liés à la guerre à Gaza, notamment d’avoir utilisé la famine comme arme de guerre.

Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens, des pancartes appelant à « arrêter le génocide à Gaza » et des portraits de militants de la flottille, dénonçant ce qu’ils qualifient « d’enlèvement » et de « torture » par Israël. Plusieurs membres français de la flottille ont affirmé avoir subi des violences physiques et psychologiques après l’assaut israélien contre leur embarcation.

Des slogans tels que « Free Palestine », « Gaza Gaza Paris est avec toi » ou encore « Israël assassin » ont été scandés pendant plusieurs heures.

Des organisations pro-palestiniennes, militants associatifs et soutiens de la cause palestinienne ont participé au rassemblement, organisé quelques heures après le retour à Paris de plusieurs membres français de la flottille.

Des dizaines de personnes se sont réunies vendredi à Argenteuil, en région parisienne, à l’occasion de la Journée mondiale des cerfs-volants pour la Palestine organisée par le collectif EuroPalestine. Des participants de tous âges ont fait voler des cerfs-volants aux couleurs palestiniennes au-dessus des hauteurs d’Argenteuil, tandis que plusieurs drapeaux palestiniens et banderoles appelant à la fin de la guerre à Gaza étaient déployés sur le site.

L’événement s’inscrivait dans une mobilisation internationale organisée en solidarité avec les habitants de la bande de Gaza, où les cerfs-volants sont devenus au fil des années un symbole de résistance, de liberté et d’espoir pour les enfants palestiniens vivant sous blocus. Des slogans en soutien au peuple palestinien ont été scandés au cours du rassemblement, tandis que plusieurs participants ont dénoncé la poursuite des bombardements israéliens sur Gaza et la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.

Le collectif EuroPalestine a présenté cette initiative comme un moment de solidarité populaire et familiale destiné à « faire vivre la voix des enfants de Gaza » à travers une action symbolique et pacifique. La Journée mondiale des cerfs-volants pour la Palestine est organisée dans plusieurs pays afin d’attirer l’attention sur la situation dans la bande de Gaza et de rappeler les restrictions imposées au territoire palestinien depuis le blocus instauré par Israël en 2007.

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