La tension qui est toujours alimentée à Gaza vise à éconduire les Palestiniens de leur terre ancestrale. Pour rappel, le sinistre Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a présenté jeudi un plan pour vider la bande de Gaza de sa population palestinienne qui serait envoyée à l’étranger, une proposition qui arrive avant des élections disputées en Israël. Cette figure de l’extrême droite israélienne a fixé comme objectif le départ de 250.000 Palestiniens de Gaza en un an, puis du reste des quelque deux millions d’habitants de ce territoire ravagé par la guerre au cours des six années suivantes.
« C’est réaliste », a assuré ce pilier de la coalition au pouvoir, dont les déclarations sont régulièrement condamnées à l’étranger. Il a également affirmé que plusieurs pays étaient « prêts » à accueillir les Gazaouis, sans préciser lesquels.
Mercredi, Israel Katz, ministre de la Défense, avait déclaré qu’Israël est prêt à déplacer les habitants de Gaza si les Etats-Unis donnent leur feu vert, évoquant des transferts « par la mer et par les airs ».
« En définitive, il n’existe pas de véritable solution pour Gaza sans cette migration » de sa population, a-t-il affirmé. Le même jour, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de se retirer de la bande de Gaza dont il occupe 60% de la superficie.

