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Face aux sit-in « pacifiques » des jeunes : L’Etat manifeste une force décriée…

by Perspectives Med
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Face aux sit-in « pacifiques » des jeunes : L’Etat manifeste une force décriée…

Sur des vidéos partagées en ligne, la députée apparaît en interaction avec certains manifestants. Ces derniers lui ont signifié expressément ne pas avoir d’appartenance politique et porter des revendications élémentaires, liées aux services publics de la santé et de l’éducation, ainsi que la lutte contre la corruption.

Cette réaction intervient également après la publication d’un communiqué dans lequel le bureau politique du PSU déplore les arrestations ayant accompagné les rassemblements dispersés dans plusieurs villes et appelle l’Etat à « renoncer aux abus de pouvoir, à séparer entre le pouvoir de l’argent et la politique, en plus d’être à l’écoute des revendication de la population marocaine et de sa jeunesse ».

A signaler aussi que le secrétariat général du Parti de la justice et du développement a appelé à la libération des jeunes arrêtés. Abdelilah Benkirane n’a pas manqué de faire grand plat de ces manifestations. A Tanger, il a rappelé son discours du 5 septembre 2021 précédant les dernières législatives qui ont consacré la bérézina du PJD en affirmant qu’Aziz Akhannouch « n’a pas l’étoffe pour diriger un gouvernement. Si Aziz n’a que l’argent. Il n’a ni idéologie, ni passé historique, ni culture, ni parti politique ». Les leader des islamises n’a pas exclu « un retour du Mouvement du 20 février » si A. Akhannouch accédait à la primature. Selon les premières données de la section de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Rabat, le nombre d’arrestations entre les 27 et 28 septembre « a dépassé la centaine  », sans compter « les blessés » après les interventions musclées des forces de l’ordre.

Les administrateurs de GenZ 212 ont pour leur part confirmé et dénoncé les interpellations « sans motif clair », en « atteinte à un droit légitime garanti par la loi et la Constitution ». Ils ont également exprimé leur « condamnation de tout acte illégal ou non pacifique » survenu lors des rassemblements.

Les autorités sont intervenues samedi dans plusieurs villes pour disperser des rassemblements ayant répondu aux appels lancés via les réseaux sociaux pour la tenue de manifestations de la Gen Z. Certains participants ont été interpellés.

À Rabat, la zone autour de la place du Parlement a connu une forte présence sécuritaire. Les rassemblements tenus sur place ont été dispersés certains participants ont été interpellés, dont Farouk Mehdaoui, avocat et conseiller municipal pour la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Farouk Mehdaoui, ainsi que Abdelhamid Amine, militant de gauche blanchi sous le harnais.

Des interventions similaires ont eu lieu dans d’autres villes, dont Tanger, Tétouan et Casablanca. Dans la métropole, les autorités ont empêché les sit-in prévus dans le parc de la Ligue arabe.

Depuis la semaine dernière, des appels ont circulé sur les réseaux sociaux pour la tenue de manifestations, les 27 et 28 septembre dans plusieurs villes. Les rassemblements sont présentés comme réclamant une meilleure qualité des services publics de la santé et de l’éducation, outre la réduction du taux de chômage croissant.

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