J. Kirby a déclaré que la réponse américaine à l’attaque de drone en Jordanie « n’affectera pas les efforts visant à libérer les prisonniers israéliens dans la bande de Gaza », notant « qu’ il y a encore beaucoup de travail à faire pour parvenir à un accord pour les libérer ».
Il a également souligné que les Etats-Unis « travaillent à une trêve humanitaire d’une durée suffisante, pour permettre la libération d’un grand nombre de prisonniers ».
Le commandement central américain a annoncé, dans un communiqué publié dimanche, que « trois militaires américains ont été tués et 25 blessés dans une attaque de drone qui a visé une base dans le nord-est de la Jordanie ».
À son tour, le président américain Joe Biden a déclaré dans un communiqué que l’attaque « a été menée par des groupes extrémistes soutenus par l’Iran opérant en Syrie et en Irak ».
CNN a rapporté, citant des responsables US, que « c’est la première fois que les forces américaines sont tuées par des tirs ennemis au Moyen-Orient depuis le début de la guerre à Gaza ». la chaine américaine a estimé que « la mort de trois Américains dans la tour 22 en Jordanie, près de la frontière avec la Syrie, constitue une escalade majeure de la situation instable au Moyen-Orient », notant « qu’on ne sait pas pourquoi les défenses aériennes n’ont pas réussi à intercepter le drone. »
Interrogé par des journalistes au moment de quitter la Maison Blanche pour un déplacement en Floride, J. Biden a réitéré mardi qu’il ne « cherche pas » une « guerre plus étendue au Moyen-Orient ». Le président américain fait face à une intense pression politique pour répliquer après qu’une frappe de drone, attribuée par Washington à des combattants pro-Iran, a tué trois militaires américains dimanche à la frontière jordano-syrienne. J. Biden assure que « oui », il a pris sa décision sur la réponse à apporter à cette attaque, sans plus de précision. L’Iran est tenu pour « responsable », prévient-il, « dans la mesure où ils fournissent les armes aux gens qui ont fait ça ».
De son côté, la Chine a appellé mardi à la retenue. « Nous espérons que toutes les parties concernées feront preuve de calme et de retenue (…) afin d’éviter d’être prises dans une spirale malsaine de représailles », a déclaré à la presse Wang Wenbin, un porte-parole de la diplomatie chinoise.
