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Exploitation du gaz au large du Liban : Tel-Aviv presse Washington de conclure un accord

Les menaces proférées par le secrétaire général du Hezbollah contre Israël ont fait mouche. Au-delà de la mobilisation de l’appareil sécuritaire israélien autour de la plate-forme de prospection déployée au large de la Palestine occupée, l’establishment israélien fait pression sur son mentor US pour dégager un accord avec le Liban.

Nir Dvori, spécialiste des affaires militaires auprès de Channel 12, a révélé « qu’Israël exerce des pressions sur les États-Unis pour conclure un accord entre le Liban et Israël » avant le mois de septembre, date de l’extraction du gaz de Karish ainsi que de la menace lancée par Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah.

Les médias israéliens ont estimé que « Nasrallah a haussé le ton des menaces contre Israël, à quelques semaines avant le fonctionnement de la plateforme gazière de Karish ». Le numéro un du Hezbollah a menacé d’attaquer toutes les plates-formes gazières contrôlée par Israël, en cas du lancement de l’exportation du gaz de Karish, vu qu’une partie de ce champ gazier se trouve dans les territoires libanais.

N. Dvori a poursuivi que « les négociations sur la frontière maritime sont bloquées. Israël exige que le Hezbollah respecte l’accord qui sera conclu avec le Liban, et cela ne s’est pas encore produit. Par conséquent, ils font pression en Israël sur les États-Unis pour qu’ils achèvent l’accord avant septembre ». Comme il a souligné qu’ « Israël mène une très vaste opération de protection, que ce soit à proximité de la plate-forme gazière de Karish, ou à proximité des eaux économiques israéliennes en général (…) Cela comprend des patrouilles navales, une mobilisation des avions de guerre et du système de défense aérienne en mer et dans certains endroits du nord, en prévention à toute éventualité et développement ».

Il y a une semaine, les médias israéliens ont rapporté que Yair Lapid, Premier ministre du gouvernement d’occupation, avait demandé à l’envoyé américain, Amos Hochstein, « qu’il voulait un accord avec le Liban sur les frontières maritimes, dès que possible. »

Schneider Amidror, autre commentateur des affaires arabes de la 12ème chaîne israélienne, a déclaré que H. Nasrallah « a non seulement menacé d’attaquer Karish, mais a également proféré une menace contre toutes les plates-formes gazières israéliennes en Méditerranée », ajoutant que « cela constitue une progression de plusieurs étapes à la fois ». Il a également indiqué que le chef du Hezbollah « a tenu ces propos, au moment où se poursuivent, depuis plusieurs semaines, les négociations entre Israël et le Liban à un rythme soutenu sous la houlette du médiateur américain, Amos Hochstein ».

Le commentateur a estimé qu’« il semble que ces négociations, comme nous l’avons compris des rapports relatifs au Liban, s’approchent du stade des ententes et du consensus ».

H. Nasrallah a déclaré le lundi, à la télévision AlMayadeen, que « le Liban est désormais face à une opportunité historique à la lumière du besoin de l’Europe de trouver une alternative au pétrole et au gaz russes ». Ajoutant que « les États-Unis et l’Europe ont besoin de pétrole et de gaz, et Israël y voit une opportunité », tout en notant que « Biden ne veut pas de guerre dans la région, et cette affaire est une opportunité pour les Libanais d’exercer des pressions afin d’obtenir (avant septembre) leurs droits relatifs au pétrole. »

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