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Dynamitages israéliens au sud Liban : Dernier baroud d’honneur ?

by Perspectives Med
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Dynamitages israéliens au sud Liban : Dernier baroud d’honneur ?

« J’adresse mes remerciements à tous les pays et parties qui ont contribué à la conclusion de ce protocole, ainsi qu’à tous ceux qui ont œuvré pour inclure le Liban dans les efforts visant à mettre fin à l’escalade et à stopper les opérations militaires », a fait savoir Joseph Aoun. « Le peuple libanais aspire aujourd’hui à voir ces ententes se traduire par des mesures concrètes, qui mettront un terme définitif au cycle de la violence et ouvriront une nouvelle phase de stabilité, de sécurité, de relance et de reconstruction », a encore fait savoir le locataire du palais Baabada. Pour sa part, Nabih Berri, président de la Chambre des députés, a salué ce lundi matin le protocole d’accord annoncé entre la République islamique d’Iran et les États-Unis. Il a rendu hommage aux efforts et aux démarches déployés par le Pakistan, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Égypte pour parvenir à cette entente qui, à travers ses différentes clauses, jette les bases de la sécurité et de la stabilité dans la région, et notamment au Liban. Il a exprimé sa gratitude à la République islamique d’Iran, aux États-Unis et à leurs dirigeants pour avoir fermement insisté sur l’inclusion d’une clause essentielle et contraignante : l’arrêt de l’agression israélienne contre l’ensemble du territoire libanais. Une clause qui préserve la souveraineté totale du pays, garantit l’indépendance et la liberté de sa décision nationale, et évite de tomber dans le piège tendu par les dirigeants politiques israéliens, Benjamin Netanyahu en tête.

La réaction du Hezbollah ne s’est pas faite attendre non plus. Il a ainsi félicité la République islamique d’Iran, ses dirigeants et son peuple pour l’important progrès réalisé grâce au mémorandum d’entente conclu avec les États-Unis, qui a permis d’instaurer un cessez-le-feu global sur tous les fronts, y compris au Liban. Dans un communiqué publié par son Bureau des relations médiatiques, il a salué le peuple de la résistance, ses dirigeants et ses vaillants et héroïques combattants, rempart inébranlable et rempart inébranlable de la oumma, qui ont sacrifié leur sang et leur âme pour la gloire de leur patrie et la dignité de leur peuple. Ils ont mené des combats héroïques où l’ennemi israélien a pu constater leur puissance et goûter à l’amertume de la défaite.

Le Hezbollah a souligné que l’ennemi israélien devait comprendre qu’il n’y aurait pas de retour au statu quo d’avant le 2 mars et que la résistance, qui a toujours été et demeure la gardienne vigilante de la nation et de son peuple, n’acceptera aucune agression portant atteinte à sa souveraineté ou causant le sang de ses citoyens. La résistance restera attachée au droit légitime et inébranlable du Liban de défendre son territoire, son peuple et sa souveraineté jusqu’à un retrait complet et la libération des prisonniers.

La veille dimanche, un raid israélien a visé une zone de la banlieue sud de Beyrouth. Le dernier bilan encore provisoire rend compte de 3 martyrs et 15 blessés et des dégâts importants. Donald Trump a regretté dimanche les frappes israéliennes sur Beyrouth, une attaque remettant en cause selon l’Iran les négociations pour un accord de paix régionale, dont la signature dans la journée, annoncée par le président américain, apparaît désormais compromise. « L’attaque de ce matin (…) n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier où nous sommes si près d’un accord de paix avec l’Iran », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Ces frappes menées sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en réaction selon Israël à des attaques de drones du mouvement de résistance sur son territoire, ont fait trois martyrs. Il s’agit du deuxième bombardement en une semaine sur cette banlieue.

Depuis Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf, négociateur iranien en chef, n’a pas manqué de réagir. « L’agression » israélienne « a une fois de plus démontré que les Etats-Unis n’ont soit pas la volonté de respecter leurs engagements, soit pas la capacité de le faire », a-t-il déploré sur X. Un haut responsable de l’état-major iranien a averti que les frappes israéliennes ne resteraient pas « impunies ».

« Il ne devrait plus y avoir d’attaques israéliennes nulle part au Liban, mais il ne devrait pas non plus y avoir d’attaques de la part d’aucune autre partie, y compris le Hezbollah, contre Israël (…). Ne gâchons pas tout ! », a ajouté D. Trump. La veille, il avait promis une signature dimanche – jour de ses 80 ans -, ce que Téhéran n’avait pas confirmé. Et selon lui, dès que l’accord « aura été signé, le détroit d’Ormuz sera OUVERT À TOUS ».

Citant une source proche des négociateurs s’exprimant avant l’attaque au Liban, l’agence de presse Fars, réputée proche des milieux conservateurs, a de son côté affirmé que « même si toutes les positions de l’Iran étaient prises en compte, aucun accord ne serait signé dans le délai annoncé par Trump ».

Dans une déclaration conjointe, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Guerre, Israel Katz, ont déclaré que « l’armée israélienne a lancé une attaque contre des cibles du Hezbollah dans la banlieue sud ». La chaine israélienne Kan a indiqué que le raid a été perpétré par deux avions de combat qui ont utilisé des munitions précises.  Elle a indiqué que c’est une riposte à une attaque de drones sur son territoire. Dans la matinée, des sites d’information ont rapporté qu’un drone du Hezbollah a frappé une position militaire en Galilée occidentale.L’occupation israélienne poursuit ses attaques contre le sud du Liban, ciblant plusieurs villes du district de Nabatiyeh par une série de raids aériens et de tirs d’artillerie, tout en proférant de nouvelles menaces contre les habitants de dizaines de villages et de villes de la région.

Des avions de combat ennemis ont également mené un raid aérien sur la localité de Doueir, dans le même district, et ont ciblé la localite de Froun. Des tirs d’artillerie ennemis ont ciblé les localités de Srifa et d’Arzoun, tandis que des avions de guerre ennemis ont lancé un raid sur la ville de Nabatiyeh al-Fawqa. Une frappe israélienne a également ciblé la ville de Kfar Tibnite, tandis que trois frappes aériennes ont été menées sur les villages de Haddatha et Haris alors que des drones ont lancé des attaques contre les localités de Majdal Selem et de Rihan, toujours dans le sud du Liban.

En parallèle, l’armée israélienne a adressé un ordre d’évacuation aux habitants d’une trentaine de villages : Zrarieh, Kfar Badda, Kharayeb, Ansar (Nabatiyeh), Arzi, Breiqa, Mazraat Basfour (Nabatiyeh), Mazraat Al-Yahoudieh, Mazraat Al-Wasita, Mazraat Jamjam, Mazraat Kawthariyat Al-Ruz, Matariyat Al-Shoumar et Kfar Sir. Les menaces concernaient également les localites d’Arki, Bnaafoul, Jebaa, Jernaya, Houmine al-Tahta, Houmine al-Fawqa, Kfar Beit, Kfar Melki, Kfar Fila, Kfar Shalal, Ain Bouswar, Azza (Nabatiyeh), Ain Qana, Arab al-Jal, Sarba (Nabatiyeh) et Roumine.

A signaler aussi qu’Israël a admis que l’une de ses bases a été touchée pendant la récente frappe iranienne en riposte au bombardement de la banlieue sud de Beyrouth. Un responsable militaire israélien a déclaré mercredi à l’AFP qu’une importante base aérienne du pays avait été touchée lors des attaques iraniennes de missiles de dimanche et lundi, bien que la nature de l’impact n’est pas encore été établie avec certitude. « Nous confirmons qu’un impact a eu lieu sur la base, mais dans une zone non essentielle », a indiqué ce responsable, en référence à la base de Ramat David, située dans le nord d’Israël. « Nous examinons encore s’il s’agit de l’effet d’un débris (d’interception) ou d’un impact direct. Il est très probable qu’il s’agisse d’un gros fragment, mais aucun dommage n’a été causé aux équipements ni au personnel », a-t-il ajouté.

L’armée israélienne avait mené une frappe dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth, entraînant un échange de tirs entre l’Iran et Israël, pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois dans la guerre régionale. Alors que l’armée israélienne avait assuré avoir intercepté les missiles tirés depuis l’Iran, le CGRI a assuré avoir visé la base Ramat David située au sud-est de Haïfa.

De récentes images satellites ont révélé des modifications structurelles au sein de l’une des installations de la base, considérée comme l’un des piliers les plus importants de l’armée de l’air israélienne dans la région nord.Des médias israéliens en ont conclu d’après leur analyse que deux zones ont été touchées : une étant le hangar utilisé pour le stationnement de véhicules et d’équipements de soutien, tandis que l’autre servait de point de ravitaillement et d’entretien pour les avions de chasse de la base.

Le Yediot Ahronoth a également publié les photos, avec l’approbation de la censure militaire israélienne indiquant que la base comprend 5 escadrons d’avions, dont des chasseurs F-16 et des drones, et qu’elle était une cible fréquente pour le Hezbollah pendant la guerre, étant donné sa situation à environ 50 kilomètres de la frontière avec le Liban.

Le drone Hodhod du Hezbollah avait a réussi à pénétrer tous les systèmes de défense de la base en juillet 2024. Elle a ensuite publié des images qui documentaient « le quartier général du commandement de la base aérienne, les plateformes Iron Dome adjacentes, le dôme de communications, un garage, des sections de maintenance, les résidences des officiers et d’autres centres appartenant à la base aérienne ». Une analyse menée par l’unité open-source d’Al Jazeera, comparant deux images prises par le satellite européen Sentinel-2 les 5 et 8 juin, a révélé un « changement local » à proximité d’une installation qui, selon les indicateurs, serait un hangar à avions ou un bâtiment de service à l’intérieur de la base.

Lundi, à 18h15 heure locale, la Résistance  a fait face à une force israélienne composée d’un bulldozer et de deux chars Merkava, après les avoir repérés avançant depuis la région d’Arnoun vers le point de passage situé à la périphérie de Kfar Tebnit. Des missiles guidés et des drones Ababil (FPV) ont contraint les forces israéliennes à battre en retraite. Dans un autre registre, les médias militaires de la résistance ont diffusé des images montrant le ciblage d’un char Merkava israélien à la périphérie sud de Zawtar al-Sharqiyah, au Sud-Liban, par un drone Ababil le 3 juin 2026.

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