Fouad Brini, président du conseil de surveillance de l’Agence spéciale Tanger Med et de Nador West Med, a présenté l’état d’avancement des deux chantiers, qui visent à renforcer la compétitivité du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales et à stimuler le développement régional. Nador West Med a mobilisé 54 milliards de dirhams pour ses infrastructures portuaires et ses plateformes industrielles, logistiques et énergétiques. Le premier terminal à conteneurs aura une capacité de 3,5 millions de conteneurs, le second, attendu en avril 2027, de 1,8 million, pour 8 milliards de dirhams d’investissements privés. Le volet énergétique comprend un terminal pétrolier de 4 millions de mètres cubes de stockage et un terminal de gaz naturel liquéfié de 5 milliards de mètres cubes par an.
La zone industrielle compte déjà une usine en service et trois en construction. Le complexe devrait générer 1 400 emplois directs et 20 000 indirects, avec à la clé une ligne ferroviaire depuis Selouane, une autoroute depuis Guercif et un réseau routier modernisé.
Pour Tanger Med 3, le projet prévoit 1 200 mètres de quais et une capacité supplémentaire de 4,5 millions de conteneurs par an, pour environ 8 milliards de dirhams. Une concession a été signée avec Maersk-APM pour le nouveau terminal. L’ensemble portera la capacité de Tanger Med à 20 millions de conteneurs, parmi les dix premiers ports mondiaux.
Le Roi a appelé à faire bénéficier toutes les provinces et collectivités concernées des retombées des deux projets, et à accélérer les formations adaptées aux nouveaux métiers pour l’insertion des jeunes.
Ainsi, le Maroc poursuit le développement de sa façade méditerranéenne avec deux projets destinés à renforcer sa place dans les échanges commerciaux internationaux. Ces projets s’inscrivent dans la stratégie portuaire engagée sous l’impulsion du Souverain, qui a fait des grandes infrastructures un levier de développement économique et de positionnement international du Royaume. Avec le développement de Nador West Med et de Tanger Med 3, le Maroc entend consolider sa place dans l’échiquier logistique mondial et s’imposer comme un hub stratégique entre l’Europe, l’Afrique et les grandes routes maritimes internationales. Au-delà des capacités portuaires, l’enjeu est de capter davantage de flux commerciaux, d’attirer les investissements industriels et de renforcer le poids du Royaume dans les chaînes de valeur mondiales.

