Cette mission s’inscrit dans le cadre des accords conclus lors de la récente visite de l’Université Ibn Zohr aux Canaries, soutenue par le consulat général du Maroc à Las Palmas. L’objectif est de renforcer la coopération dans l’enseignement, la recherche, l’innovation, la mobilité académique et les échanges d’expériences, tout en favorisant des projets universitaires au Sahara occidental.
Mardi, le wali de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra a accueilli les délégations espagnoles. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre les établissements universitaires des provinces du Sud et ceux des Îles Canaries.
Ce nouvel élan sera difficile à digérer pour les partisans du Polisario en Espagne. Dès décembre dernier, un média espagnol proche du mouvement dirigé par Brahim Ghali avait alerté sur « l’influence marocaine sur l’université espagnole ». El Indepediente avait relevé que le royaume « s’infiltre à travers des chaires, accords universitaires, événements culturels et financements, au-delà d’un simple cadre académique : améliorer son image auprès de l’opinion publique espagnole et façonner le discours sur le Sahara occidental ». Face aux acquis réalisés dans ce chantier aussi par le Maroc, le Polisario privilégie, lui, la provocation. En avril, l’Université de Saragosse a été le théâtre de tensions lors d’une conférence sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, organisée par le Consulat du Maroc en Aragon avec la participation du recteur et de Bahi Larbi Ennass, ancien membre du Polisario rallié au Maroc. Des partisans du Front avaient vainement tenté d’annuler l’événement pour que la position marocaine ne soit pas partagée auprès des étudiants.

