Dans sa lettre de démission, J.Phillips affirme ne plus constater « le changement » qu’elle attendait du gouvernement et dit ne plus pouvoir « continuer à servir sous la direction actuelle ». Quelques heures plus tôt, Miatta Fahnbulleh, ministre déléguée aux Collectivités locales, avait jeté l’éponge.
Ces départs interviennent alors que plus de 70 députés travaillistes auraient demandé au Premier ministre soit de démissionner immédiatement, soit de présenter un calendrier de départ après les mauvais résultats enregistrés par le Parti travailliste lors des élections locales organisées la semaine dernière. Selon Downing Street, K. Starmer a toutefois affirmé mardi devant son gouvernement qu’il continuerait à « gouverner » malgré les appels à son départ. Le Premier ministre a déclaré assumer « la responsabilité » des résultats électoraux et de la mise en œuvre des réformes promises par le Labour.
La crise politique s’est intensifiée après les élections organisées en Écosse, au Pays de Galles et dans 136 collectivités locales anglaises, considérées comme le plus important test électoral depuis la victoire écrasante du Labour aux législatives de 2024. Au Pays de Galles, le Labour a subi une défaite historique aux élections du Senedd, le Parlement gallois, tandis qu’en Écosse le Scottish National Party a conservé le pouvoir pour un cinquième mandat consécutif. Le parti Reform UK a également poursuivi sa progression en remportant plus de 1.450 sièges locaux, confirmant sa percée observée lors des précédents scrutins locaux.
