Jean-Pierre Lacroix a abordé la fin du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Il a qualifié, face aux médias, Cette situation est qualifiée de « quelque peu inattendue », a-t-il fait savoir aux médias. « Nous collaborons étroitement avec le Département de l’appui opérationnel des Nations unies, qui gère actuellement les opérations, pour garantir un processus de liquidation ordonné. » Il a également exprimé sa profonde gratitude envers le personnel militaire et civil de la MINURSO, soulignant leur engagement dans des conditions qu’il a décrites comme extrêmement difficiles, dans des zones reculées et isolées.
La MINURSO a cessé ses activités à la suite de l’incapacité du Conseil de sécurité de l’ONU à s’accorder sur une prolongation de son mandat, après le veto de la Russie contre une résolution américaine visant à réorienter la mission vers une solution d’autonomie sous souveraineté marocaine. Une résolution concurrente proposée par la Russie, cherchant à prolonger le mandat d’une année supplémentaire, n’a pas obtenu les neuf voix requises pour son adoption.
Pretoria s’active à Alger
Quelques jours après la fin du mandat de la MINURSO, acté le 31 octobre, l’Afrique du Sud a intensifié son soutien diplomatique au Polisario. Son ambassade à Alger a organisé, mercredi 4 novembre, la 8e édition du «Forum diplomatique de solidarité avec le peuple sahraoui», succédant à une édition précédente en mars.
Mohamed Yeslam Beissat, chef de la diplomatie du Front, a profité de l’événement pour réaffirmer les positions de son mouvement, notamment son refus catégorique du plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, qualifié de « proposition coloniale ». En outre, il a insisté sur l’« engagement du Polisario à s’engager dans des négociations sérieuses garanties de l’autodétermination du peuple sahraoui ». Les représentants du Polisario ont exprimé un soutien unanime à cette approche, tels Bachir Mustapha Sayed, président du « Parlement sahraoui », ou Mohamed Salem Ould Salek, conseiller diplomatique de Brahim Ghali, leader du Polisario. À noter que ce dernier avait auparavant encouragé le Front à considérer l’initiative marocaine d’autonomie comme base de discussions.
À la veille de la réunion du 30 octobre du Conseil de sécurité, l’ambassadeur sud-africain à Alger s’est rendu dans les camps de Tindouf pour rencontrer B. Ghali.

