Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour prévenir une nouvelle escalade dans la région, l’Iran a déclaré que la balle était désormais « dans le camp américain », affirmant que l’ouverture des négociations et le rétablissement de la sécurité dans le détroit d’Ormuz dépendaient de l’attitude de la partie américaine. De son côté, un responsable informé a confié à Reuters que les négociateurs iraniens avaient quitté les pourparlers de Doha dimanche, « non pas en raison de difficultés dans les négociations », mais afin de diffuser un projet de proposition pour recueillir des observations, ajoutant qu’une réunion de suivi pourrait se tenir.
Pour sa part, E. Baghaï a confirmé lundi que son pays ne pouvait rester silencieux face à toute agression le visant ou à toute atteinte à sa souveraineté. Il a estimé que le siège imposé à l’Iran était « assimilable à une guerre » et que les menaces qui lui sont adressées en font partie intégrante, soulignant qu’elles renforcent la détermination et la confiance de son pays à maintenir ses positions avec fermeté. Dans ce contexte, il a affirmé l’existence d’une harmonie et d’une cohésion totales entre l’ensemble des instances décisionnelles du gouvernement iranien.
Pour ce diplomate iranien, la position de l’Iran était sincère et son pays n’avait de différend avec aucun pays de la région, insistant sur le respect du bon voisinage et de la souveraineté de tous les États régionaux. Il a exprimé sa conviction quant à la nécessité de travailler conjointement avec les pays de la région pour instaurer la stabilité et la paix, appelant ces États à ne pas permettre que leur territoire serve de point de départ à une agression contre leurs voisins. Il a par ailleurs déclaré que l’entité sioniste avait prouvé qu’elle « enchaînait son avenir et son existence même à la guerre et à l’effusion de sang » et déploré la position du Conseil de sécurité, qui s’abstient de condamner ces crimes et garde le silence à leur sujet.
S’agissant du dossier nucléaire, point focal sur lequel s’appesantit la diplomatie US, E. Baghaï a réaffirmé le caractère pacifique du programme iranien, soulignant que son pays en avait apporté la preuve à maintes reprises.
Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour prévenir une nouvelle escalade dans la région, l’Iran a déclaré que la balle était désormais « dans le camp américain », affirmant que l’ouverture des négociations et le rétablissement de la sécurité dans le détroit d’Ormuz dépendaient de l’attitude de la partie américaine. De son côté, un responsable informé a confié à Reuters que les négociateurs iraniens avaient quitté les pourparlers de Doha dimanche, « non pas en raison de difficultés dans les négociations », mais afin de diffuser un projet de proposition pour recueillir des observations, ajoutant qu’une réunion de suivi pourrait se tenir.
Pour sa part, E. Baghaï a confirmé lundi que son pays ne pouvait rester silencieux face à toute agression le visant ou à toute atteinte à sa souveraineté. Il a estimé que le siège imposé à l’Iran était « assimilable à une guerre » et que les menaces qui lui sont adressées en font partie intégrante, soulignant qu’elles renforcent la détermination et la confiance de son pays à maintenir ses positions avec fermeté. Dans ce contexte, il a affirmé l’existence d’une harmonie et d’une cohésion totales entre l’ensemble des instances décisionnelles du gouvernement iranien.
Pour ce diplomate iranien, la position de l’Iran était sincère et son pays n’avait de différend avec aucun pays de la région, insistant sur le respect du bon voisinage et de la souveraineté de tous les États régionaux. Il a exprimé sa conviction quant à la nécessité de travailler conjointement avec les pays de la région pour instaurer la stabilité et la paix, appelant ces États à ne pas permettre que leur territoire serve de point de départ à une agression contre leurs voisins. Il a par ailleurs déclaré que l’entité sioniste avait prouvé qu’elle « enchaînait son avenir et son existence même à la guerre et à l’effusion de sang » et déploré la position du Conseil de sécurité, qui s’abstient de condamner ces crimes et garde le silence à leur sujet.
S’agissant du dossier nucléaire, point focal sur lequel s’appesantit la diplomatie US, E. Baghaï a réaffirmé le caractère pacifique du programme iranien, soulignant que son pays en avait apporté la preuve à maintes reprises.
Il y a deux jours, Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, avait déclaré que le gouvernement n’avait pris aucune nouvelle décision concernant une modification de sa doctrine nucléaire, tout en précisant que le débat restait ouvert quant à son maintien en cas de reprise de la guerre. Il a expliqué que le ciblage des installations nucléaires iraniennes avait suscité des interrogations en interne sur la poursuite de la doctrine antérieure.
Sur le plan des négociations, E. Baghaï a affirmé que les discussions entre l’Iran et les États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs reposaient sur le plan iranien en sept étapes, lequel a été condensé pour pouvoir être exécuté en deux jours. Il a expliqué que la démarche de l’Iran était guidée par la bonne foi et que la satisfaction de ses exigences permettrait de restaurer la sécurité dans le détroit d’Ormuz dans un court délai, tout en engageant simultanément la voie des négociations. Il a souligné que la suite des événements dépendait de Washington et du mode d’action qu’elle choisirait pour aborder l’avenir de ce processus. Hier dimanche, A Araghchi avait annoncé que les consultations relatives à l’initiative qatarie se poursuivaient avec l’équipe de médiation concernant le plan de deux jours et qu’elles « progressaient ».
Appréhensions dans le Golfe
À la veille des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre, les puissances du Moyen-Orient multiplient les initiatives diplomatiques pour empêcher une reprise des frappes israélo-américaines contre l’Iran. Alors que Washington et Tel Aviv étudient de nouvelles options militaires, Israël déclarant avoir finalisés ses préparatifs dans ce sens, les monarchies du Golfe redoutent un embrasement susceptible de menacer leurs infrastructures énergétiques et leur sécurité.
Après plusieurs rencontres à Téhéran, des médiateurs qataris ont poursuivi dimanche 1er novembre, pour une troisième journée consécutive, leurs discussions avec des représentants iraniens à Doha. Les négociations portent notamment sur un accord provisoire susceptible de rouvrir le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Aucun compromis n’a toutefois été annoncé. Une région qui redoute la reprise du conflit L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont aussi intensifié leurs consultations.
Le 26 octobre, leurs hauts responsables avaient effectué un déplacement exceptionnel à Téhéran pour favoriser une désescalade. Riyad, déjà confronté aux attaques des Houthis au Yémen, cherche particulièrement à éviter d’autres représailles iraniennes contre son territoire. La mobilisation s’étend désormais aux Émirats arabes unis. Lors du Dialogue de Manama, à Bahreïn, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président émirati, a estimé qu’une nouvelle intervention militaire ne permettrait pas de résoudre durablement la crise. L’Égypte a, de son côté, averti qu’une reprise des hostilités aurait des conséquences encore plus destructrices pour la région.
Malgré les démarches engagées, les divergences restent profondes. Téhéran exige notamment la levée du blocus maritime américain et un allègement des sanctions, tandis que Washington réclame des garanties sur le programme nucléaire iranien. Le président américain Donald Trump a exclu de nouvelles frappes avant le scrutin du 3 novembre, sans écarter une offensive ultérieure. Pour les pays de la région, les prochains jours pourraient donc être décisifs. Leur objectif est d’arracher un compromis diplomatique avant que les préparatifs militaires ne débouchent sur une nouvelle confrontation.
Pékin et Moscou dans le jeu
La Chine et Oman ont appelé Washington et Téhéran à reprendre le dialogue alors que Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a mis en garde contre les répercussions de toute nouvelle attaque contre Téhéran, estimant que les opérations militaires ne briseraient pas la volonté du peuple iranien et ne le dissuaderaient pas de défendre la souveraineté et l’indépendance de son pays.
Dans un communiqué, elle a appelé les parties menaçant de reprendre les attaques contre l’Iran à revoir leurs calculs et à prendre en compte les conséquences de toute nouvelle action militaire. Elle a souligné que l’expérience tragique de ces derniers mois a démontré que les campagnes militaires, malgré les morts et les destructions qu’elles engendrent, n’ont pas réussi à contraindre les Iraniens à renoncer à la souveraineté de leur pays. Elle a décrit la situation en Iran comme demeurant complexe et délicate.
La diplomate russe a exprimé l’inquiétude de Moscou face aux informations et aux indications circulant concernant la planification de nouvelles opérations militaires contre l’Iran, au moment même où la presse indiquait que le président Donald Trump envisageait la possibilité de reprendre les attaques contre ce pays après les élections de mi-mandat prévues demain.
Dans ce contexte,M. Zakharova a affirmé le soutien de Moscou aux efforts des parties médiatrices, notant que la Russie contribue à faciliter le déroulement des négociations relatives à la question iranienne et exprimant sa volonté de participer activement à la recherche de solutions acceptables pour toutes les parties et d’assurer leur mise en œuvre, réitérant la position de son pays qui appelle à traiter les crises par le dialogue et la diplomatie, loin de toute escalade militaire.
Dimanche, Axios a rapporté que le Premier ministre israélien faisait pression sur D. Trump pour qu’il lance une frappe militaire contre l’Iran immédiatement après les élections de mi-mandat prévues demain, tandis que le président américain préfère actuellement laisser place aux négociations.
L’atome contre l’Iran
Un article paru dans le blog du journaliste américain conservateur Tucker Carlson a déclenché une tempête médiatique après qu’il a averti que l’administration Trump pourrait être à quelques jours seulement de lancer une frappe nucléaire contre l’Iran, en réponse aux fortes pressions du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
L’article a recueilli plus de 15 millions de vues en quelques heures seulement après sa publication, témoignant de l’ampleur des inquiétudes et du large impact politique et populaire des déclarations de Carlson. Selon T. Carlson, la cible immédiate d’une frappe potentielle est la région du « Mont Bekas » (Jabal al-Fas), dans le centre de l’Iran, où les services de renseignement israéliens estiment que le gouvernement iranien a relancé son programme d’enrichissement d’uranium. Le journaliste a expliqué qu’il n’existe aucune arme conventionnelle dans l’arsenal militaire américain capable de pénétrer les couches de granit massif de près de 90 mètres de profondeur pour détruire les tunnels fortifiés où se déroulent les opérations d’enrichissement. Il a affirmé que la seule option militaire disponible pour détruire cette installation est une frappe nucléaire. Citant un observateur bien informé, il a révélé que Netanyahu fait pression pour cette option et est en contact quotidien avec Trump pour atteindre cet objectif.
T. Carlson a lié cette escalade sur le terrain à la grave crise politique que traverse le Premier ministre israélien, notant que Benjamin Netanyahu est assiégé et désespéré suite aux résultats des récentes élections israéliennes, car il est incapable de former un gouvernement de coalition qui lui garantirait 61 sièges à la Knesset, sauf par une intervention directe de Trump et sa médiation pour conclure un accord avec les autres partis. Le journaliste américain a ajouté que si B. Netanyahu ne parvient pas à former un gouvernement, il se retrouvera hors du pouvoir et confronté directement à des enquêtes judiciaires pouvant mener à son emprisonnement ; cela le poussera à maintenir ses liens étroits avec Trump et à prendre le risque de déclencher une guerre pour préserver son avenir politique. L’article a révélé aussi que B. Netanyahu avait exercé une pression maximale sur les hauts responsables de l’administration Trump, notamment Pete Hegseth, secrétaire à la Guerre et Brad Cooper, commandant du Commandement central américain (CENTCOM).
Selon des observateurs, D. Trump devrait prendre sa décision finale sur l’utilisation des armes nucléaires d’ici la fin de la semaine prochaine, plus précisément le 7 novembre (six jours après la date de publication).
Les déclarations de T. Carlson ont suscité de vives réactions et des mises en garde. Lawrence Wilkerson, colonel à la retraite de l’armée américaine, en tête. « Si j’étais en service actif dans l’armée américaine à l’heure actuelle, je considérerais comme illégal tout ordre donné par Trump d’utiliser l’arme nucléaire contre l’Iran. Refuser d’obéir à un tel ordre n’est pas seulement un droit autorisé par la loi sur la justice militaire, mais un devoir et une obligation absolue », a-t-il fait savoir. Pour sa part, Marjorie Taylor Greene, ancienne membre du Congrès américain a mis en garde contre les dangers de cette tendance, décrivant une frappe nucléaire comme « un crime contre l’humanité qui doit être immédiatement stoppé ».

