Les recettes, après déductions fiscales, ont augmenté de 14,8% pour atteindre 338,8 milliards de dirhams, soit 78,3% des prévisions de la loi de finances 2026. Les recettes fiscales ont progressé de 11,7%, tandis que les recettes non fiscales ont atteint 46,7 milliards, incluant 16,8 milliards versés par les établissements publics et 20,1 milliards provenant des mécanismes de financement innovants.
Les dépenses ordinaires se sont élevées à 290,7 milliards, en hausse de 9,3%, en raison notamment des biens et services, des intérêts de la dette et de la compensation. Un excédent de 48,2 milliards a été enregistré dans le solde ordinaire. Les dépenses d’investissement ont atteint 82,8 milliards, et les comptes spéciaux du Trésor ont affiché un excédent de 1,5 milliard.
Du côté du besoin de financement du Trésor, il a diminué à 41,4 milliards de dirhams à fin septembre 2026, contre 71,7 milliards l’année précédente. Cette diminution résulte d’une amélioration du solde budgétaire et d’une évolution favorable de 11 milliards des opérations en instance par rapport à septembre 2025.
Le ministère précise, dans son document sur la situation des charges et ressources du Trésor, que ce besoin a été comblé par des financements intérieurs et extérieurs. Sur le marché domestique, les mobilisations nettes se sont élevées à 22,1 milliards, avec 97,3 milliards de souscriptions et 75,2 milliards de remboursements en principal. Les emprunts extérieurs nets ont atteint 25,2 milliards, provenant de tirages de 40,7 milliards, dont 23,7 milliards levés sur le marché financier international, et d’amortissements de 15,5 milliards.

