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Tirs mortels à Trappes : La police française interpelle l’auteur…

by Perspectives Med
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Tirs mortels à Trappes : La police française interpelle l’auteur…

Le tireur présumé, qui a tiré en rafales depuis une voiture, a été rapidement interpellé par des policiers dans une commune voisine, a précisé une source policière. Selon une source proche du dossier, il est âgé de 39 ans. Le tireur présumé a été placé en garde à vue, a indiqué dans un communiqué le parquet national antiterroriste (Pnat), annonçant s’être saisi. Il a notamment ouvert une enquête en flagrance pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».

Parmi les victimes, « la personne décédée est d’origine africaine et la personne en urgence absolue est d’origine maghrébine », a précisé Ali Rabeh, maire de sur la chaîne d’information BFMTV. Interrogé sur un éventuel mobile raciste du tireur, il a déclaré ne vouloir pour l’heure « rien dire de définitif et de certain », notant que le tireur avait « tiré de façon relativement aléatoire ».

« J’observe que ces deux victimes (à) Trappes présentent un profil particulier en effet », a-t-il néanmoins souligné.

Selon la préfecture des Yvelines, département dans lequel les faits ont eu lieu, les secours sont en cours d’intervention et le bilan « n’est pas stabilisé ». Nicolas Dainville, maire de La Verrière, a indiqué à l’AFP qu’une fille de 12 ans avait été gravement blessée par huit impacts de balle, mais que son état était désormais « stabilisé ».

La Nation est « aux côtés » des victimes et des habitants dans cette « terrible épreuve », a réagi sur X le président Emmanuel Macron. Auparavant, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait qualifié sur le même réseau social ces faits de « très graves ».

« Il y a eu de nombreux tirs à travers différents quartiers de la ville », a encore expliqué Ali Rabeh sur BFMTV. Il a évoqué un tireur, qui, « manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage ». Il a indiqué sur X que la ville mettrait en place, « dans les toutes prochaines heures une cellule d’aide psychologique ».

A Trappes, un journaliste de l’AFP a vu un cordon de police disposé autour d’une maison de santé. Les investigations du Pnat portent également sur la « détention d’arme de catégorie A », qui regroupe notamment des armes automatiques tirant en rafales, et d’«association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes ».

A rappeler que Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, avait exprimé jeudi son inquiétude face à une « mécanique de guerre civile » après les incidents qui ont marqué les manifestations du 17 octobre, appelant le président Emmanuel Macron à répondre aux revendications des lycéens. Cinq jours après les violences et les pillages survenus dans plusieurs villes françaises, Dominique de Villepin a dénoncé une « bataille de récits » entre La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN). « Ils sont ravis, dans une crise politique extrêmement grave, de pouvoir jouer le parti de la colère d’un côté et le parti de l’ordre de l’autre », a-t-il déclaré.

L’ancien chef du gouvernement a également contesté les accusations établissant un lien entre LFI et les groupes d’ultragauche, mis en cause par plusieurs responsables gouvernementaux après les violences. « L’ultragauche déteste LFI », a-t-il affirmé, évoquant de « très grandes différences historiques » entre ces mouvements. Laure Beccuau, procureure de Paris, avait pour sa part indiqué ne pas pouvoir confirmer que les auteurs des dégradations dans la capitale appartenaient à l’ultragauche.

Interrogé sur les appels à instaurer l’état d’urgence, notamment formulés par le RN et Bruno Retailleau, D. de Villepin a estimé que la situation actuelle ne pouvait être comparée aux émeutes de 2005, survenues lorsqu’il dirigeait le gouvernement. « Les situations sont différentes », a-t-il souligné, rappelant que les violences de 2005 impliquaient principalement de très jeunes personnes. Revenant sur son passage à Matignon, il a reconnu avoir commis « des erreurs », assurant toutefois avoir tiré des enseignements de son expérience.

Alors qu’E. Macron doit recevoir vendredi des représentants des organisations lycéennes à l’Élysée, l’ancien Premier ministre a appelé le chef de l’État à « faire un geste ». Ajoutant que « le président doit d’abord les écouter et reconnaître leurs nécessités », plaidant notamment pour une remise à plat de Parcoursup, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur.

Sur le plan économique, D. de Villepin a également proposé de confier aux partenaires sociaux la fixation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic), actuellement déterminé par décret. « C’est le Moyen Âge », a-t-il estimé, appelant les organisations syndicales et patronales à assumer cette responsabilité. Enfin, il a promis, en cas d’arrivée au pouvoir, un « big bang fiscal », proposant notamment de mettre fin aux « 185 milliards d’euros de niches fiscales et sociales ». Il a toutefois assuré qu’aucune réforme ne serait engagée sans consensus. « Il n’y aura pas de réforme sans consensus », a-t-il affirmé, promettant également qu’il n’y aurait « pas de blocage » du pays.

Prévisions sombres

Le site Politico prévoit une intensification de la vague de contestation dans les pays de l’Union européenne avec l’approche de l’hiver, affirmant que des raisons objectives étayent ce constat.  « Il n’y a pas que la France qui s’embrase. L’Union européenne entre cet automne et cet hiver dans un cycle de graves doutes et de tensions sur l’ensemble de son territoire, alors que la hausse du coût de la vie et des prix du carburant coïncide avec un mécontentement croissant de la jeunesse dans de nombreux pays », indique le média.

Politico rappelle que les principaux États de l’Union connaîtront au cours des neuf prochains mois une série d’élections législatives et présidentielles, inaugurée par l’Espagne en novembre de cette année. Il est probable que les manifestations de rue s’amplifient à l’approche de ces échéances, tout en rendant plus complexe la préparation de ces scrutins. Le site souligne que l’Italie s’impose comme un foyer majeur de tensions, la grève des camionneurs contre la hausse du carburant s’étendant dans le sud du pays, une situation qualifiée de « crise sérieuse » pour le gouvernement de Giorgia Meloni, Première ministre. Cette dernière s’est engagée à mettre fin aux blocages routiers et à présenter un ensemble de mesures pour alléger le fardeau de la hausse du prix du diesel, tandis que Politico rapporte que de nouvelles manifestations sont prévues dans huit villes le 24 octobre.

En France, les troubles du week-end dernier ont entraîné l’interpellation de près de 2 400 personnes, selon Reuters, des émeutes ayant été enregistrées à Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux, ainsi qu’un incendie déclenché dans l’hôtel de ville historique de Limoges. En Italie, les autorités ont annoncé l’arrestation de 271 personnes en deux jours et la blessure de 14 forces de l’ordre. En Espagne, les protestations se concentrent sur la crise du logement, avec l’installation d’un campement de contestation sur la place Puerta del Sol à Madrid. Les syndicats ont appelé à une grève générale en novembre, une première depuis 14 ans. De même, Athènes et d’autres villes grecques ont été le théâtre, le 21 octobre, de marches rassemblant des milliers d’étudiants et d’enseignants pour protester contre la vie chère.

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