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Agression israélienne contre le Liban : Les témoins de la guerre délibérément tués

by Perspectives Med
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Agression israélienne contre le Liban : Les témoins de la guerre délibérément tués

Intitulé « JOURNACIDE : La Guerre contre la Vérité », le film est produit par Relapse Pictures en collaboration avec Blue House Film. Il a été présenté depuis le cinéma Metropolis. Son réalisateur irlandais Sean Murray, avait déjà couvert la guerre israélienne au Liban en 2024, avant de retourner au Liban lors de l’agression israélienne de 2026. Il s’est dirigé vers le sud pour documenter les histoires de journalistes tués pendant la guerre, et les relier au contexte plus large du ciblage des journalistes à Gaza.

Dans le film, S. Murray évoque également son enfance irlandaise, marquée par les conflits, les luttes et la résistance, et réfléchit au lien entre ces expériences et les histoires des journalistes qui continuent de rapporter la vérité en temps de guerre. Selon le Syndicat des journalistes, 27 journalistes et cameramen ont été tués pendant la guerre depuis 2023, dont Issam Abdallah de l’agence Reuters, Ali Choeib de la télévision al-Manar, Amal Khalil du journal al-Akhbar et Fatima Ftouni de la télévision al-Mayadeen. Plus d’une centaine sont à déplorer à Gaza… Cela sans parler du câblage de la télévision iranienne à Téhéran dans un raid sioniste…

Ecocide en prime !

Au Liban-Sud, la guerre ne détruit pas seulement les villages et les infrastructures. Elle transforme aussi durablement les paysages. Le 21 septembre, Tamara Elzein, ministre libanaise de l’Environnement, a annoncé que plus de 16 000 hectares de terres agricoles, de bois et de forêts avaient brûlé entre octobre 2023 et août 2026 à la suite des attaques israéliennes. Le bilan dépasse les seuls incendies.

Beyrouth accuse l’armée israélienne d’avoir multiplié les bombardements au phosphore blanc, mais aussi les terrassements et l’arrachage d’arbres. Plus de 2000 hectares auraient également été affectés par du glyphosate, un herbicide. En février, les ministères libanais de l’Agriculture et de l’Environnement avaient déjà annoncé une enquête, menée avec l’armée et la FINUL, sur des substances chimiques larguées par des appareils israéliens dans plusieurs zones du Sud.

Le phosphore blanc cristallise particulièrement les inquiétudes. Cette substance s’enflamme au contact de l’oxygène et peut provoquer des incendies difficiles à maîtriser. Human Rights Watch a documenté 23 incidents impliquant des munitions israéliennes au phosphore blanc entre mars et mai 2026 dans le sud du Liban. Son usage militaire n’est pas interdit en toutes circonstances, mais son emploi contre des civils ou dans certaines zones peuplées est encadré par le droit international humanitaire. Les autorités libanaises parlent désormais d’« écocide » pour qualifier ces destructions. Le terme reste toutefois une qualification portée par Beyrouth et non un crime autonome actuellement inscrit dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Au-delà du débat juridique, les conséquences sont déjà concrètes : cultures et forêts détruites, sols dégradés, couvert végétal arraché et activité agricole fragilisée. Et les 16 000 hectares annoncés ne représentent, selon le ministère, qu’une partie des dommages environnementaux accumulés depuis 2023.

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